Chapitre 4
4.
Enorme sursaut. Frayeur de terreur, un genre d’éclair d’adrénaline qui raidi chacun de mes poils, mais coupe tout son de ma voix.
La cabine n’était pas close, et,… pourtant occupée.
Un homme est assis sur la cuvette, bien droit, le regard perçant, le teint mate, assez trapu, t-shirt noir.
Mais…
Il n’est pas du tout en train de nettoyer le sol, ni de faire des sudokus.
Son short treillis est baissé, il tient dans la main droite son sexe.
Une bite de belle facture est érigée vers moi.
Je suis en pleine hallucination, pourtant j’étudie ce membre intime qui semble me saluer.
Ce n’est pas le gourdin ravageur, ou le chibre d’anaconda mais c’est un beau sexe, droit, fin, esthétique, veineux, luisant fièrement dressé.
La situation devient la plus ubuesque possible, l’homme ne bronche pas, il reste taiseux, la main sur son sexe, comme paralysé par mon irruption.
Et moi, bêtasse, au-lieu de m’enfuir en courant et en hurlant, je reste paralysée à le regarder, bouche bée.
L’exact inverse de cette fin d’année scolaire, quand Solène était en coloc avec Honoré, elle m’a envoyé dans sa chambre...
- J’ai piqué du papier pour mon cadeau pour Hélène mais j’ai pas de scotch, t’en a Sole ?
- Mh, je crois pas, au pire tu regardes chez Honoré, il a toujours ce genre de trucs.
- Tu veux que j’aille lui piquer ses affaires ?
- Bah tu t’en fous, y me pique bien les miennes quand ça l’arrange, pis il est pas là, il a cours jusqu’à 18h je crois.
- Boooon, mais tu me signes une décharge stipulant que, s’il remarque un truc, tu dis que c’est toi !
- Ouais ouais, c’est ça, laisses moi finir ma synthèse !
- Grrrr, madame est stressée ohlalaa
- Juste In pas dégourdie, si t’es pas contente tu vas t’en acheter, du scotch.
- Pfffff, c’est bon, c’est bon, je lui pique son scotch et basta après tu gères.
- Mh, quand même…
- Haaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa [ CLAACKKKKK]
- Heu, Justine ? Tu t’es écrasé la main dans sa porte ?
- Sole… Je…. Honoré…. Il est là.
- Ha mince alors, j’étais certaine que non, la porte était fermée à clé quand on est arrivées.
- Mais… il….enfin…je…
- Qu’est ce qui t’arrive, pourquoi tu t’agites à ce point ?
- Il était… heu… à poil sur son lit.
- Hahahahahahhahaaaa c’est pas vrai, trop drôle, t’as vu sa bite ? je l’ai jamais vue il est plutôt pudique, elle est comment ?
- Je sais pas, normale je suppose, je me suis barrée en une fraction de seconde, tout ça c’est de ta faute, la méga loose pour moi, je ne mets plus jamais les pieds chez toi.
- Hahahaha chochotte, pour une petite bibite hein, c’est pas si grave.
- Siiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii c’est le truc le plus graaaaaaave du monde.
- Hahahahahaaa elle avait jamais vu une biiiiiiiite, elle avait jamais vu une biiiiiiite.
- Taiiiiiiinnnn mais tais toi, y va entendre, et c’est trop la loose là, et en plus j’ai pas de scotch.
A peine ai-je le temps de reprendre mes esprits et de comprendre la mission qu’il s’était entreprise, qu’il me prend par la main.
Fermement mais avec une délicatesse sensuelle déconcertante.
Il m’attire nonchalamment vers lui en se levant, short baissé.
Le bleu de ses yeux me fascine.
Je ne comprends même pas pourquoi, lorsqu’il se lève face à moi sexe exhibé, qu’il me surplombe d’au moins une tête, qu’il me prend les poignets et me fait valser autour de lui en me faisant presque voler, je ne lui envoie pas une gifle cinglante.
Non, en trois secondes, me voici, toujours face à lui, mais debout au-dessus de la cuvette, et lui, refermant la porte derrière nous, cette fois avec le verrou.
Il me fixe de ce regard perçant, désignant mon bas ventre de son index, puis la cuvette, faisant un petit signe de tête laissant envisager une forme d’acquiescement.
Je suis muette de stupéfaction, mais lui a l’air d’être vraiment muet, il ne communique que par gestes. Il veut quoi ce malade, que je pisse ?
Et si je ne pisse pas, de toutes façons je vais me faire pipi dessus, ça ne sera pas plus malin.
Le pire c’est que je serais capable de faire pipi dans ma culotte.
Oh putain, ça me rappelle cette soirée bière à la con il y a quelques mois.
- Hé les meufs y a encore combien d’arrêt avant d’arriver, j’ai ma vessie qui commence à me percer le ventre au marteau piqueur.
- Justine a oublié sa tétine, elle sait pas se retenir ?
- Pfffff mais genre, si, mais là c’est pas comme si on avait bu deux litres, quelle idée nulle, je le savais.
- Ah oui mais Justine a omis d’aller faire pipi avant de partir, et maintenant elle se dandine ?
- Trop drôle !
- Mamaaaannn jdoifairpipiiiiiiiiii Mamaaaaannn kanteskonssarrèèèèèèète
- Vous faites chier !
- Heuuu, aussi ? je croyais que tu devais seulement pisser ?
- Mais bordel, c’est bon je m’en fous je descends au prochain.
- Hahaha si tu veux, mais y restera 3 arrêts à pied.
- J’en peux plus je vous dis, je vais me pisser dessus.
- Curieuse de voire ça, hihi, nickel pour aller en boite.
- Putaiiiiiiiiin, c’est bon, je sonne et je descends.
- Okok on t’accompagne, ça nous fera dessouler un peu.
- Ouinnnnnnnnnnn il n’arrive jamais cet arrêt.
- Respire Justine, respire, on y est presque.
- Aiiiiiiiilll
- Voilààààààà y s’arrête, cours petite puce hahaha.
- Viiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiite c’est trop taaaaaaaaard déjà, je vais entre ces deux voitures là.
Eh oui, c’était bel et bien trop tard, ma culotte était déjà sérieusement imbibée au moment de la retirer, ma vessie ne pouvait déjà plus s’arrêter, j’ai dû me projeter accroupie chatte en avant pour ne pas m’en mettre sur tous les autres vêtements.
Bien sur j'ai rien dit à personne et suis restée toute la soirée pas très fière la culotte trempée blindée de papier toilette, ça aurait été le top de trouver un mec mais j'étais du coup pas du tout dans ce mood là.
Bref, oui, voilà avec la bière ça m’arrive, et je ne parviens pas à me retenir, alors là, au-dessus d’une cuvette en ayant bu que de l’eau, je ne risque pas grand-chose au moins je peux sauver mes vêtements pour une fois.
J’ai qu’a fermer les yeux, lever ma robe, baisser ma culotte, baisser mon petit cul et hop fin de l’histoire, ce n’est quand même pas si terrible finalement.
Noooooooon…
Lui...
Il est toujours là !
Avec le même visage buriné et paisible, quelque peu ridé, mais des rides esthétiques pas celles de papis.
Quel âge il a tiens ?
Ni vieux ni jeune, un look de soldat de la légion serbe, des muscles fermes mais non bodybuildés.
Mais… C’est quoi ce geste
Il prend son sexe d’une main, et de son autre il mime une courbe allant de la pointe de sa verge vers le creux de la cuvette, juste au-dessus de laquelle je me trouve.
Il veut mettre son sexe dans le mien ?
Je suis foutue, il va me violer.
Pourtant son regard est doux, et là il montre quoi ?
A non, il me montre moi imitant le jet de pipi, je crois que j’ai compris.
Justine maline, je ne vais peut-être pas finir découpée en petit morceaux dans la soirée.
Il veut que je fasse pipi, d’accord d’accord et lui dans tout ça, il a fermé derrière lui.
Je suis coincée et il ne veut pas se barrer.
De toutes façons là ça urge, ça fait juste mille ans que je repousse.
Le temps que je me débatte pour sortir de là, ma culotte aura ramassé sa race.
Mais ce regard est,… je ne sais pas, il me donne des frissons, c’est celui d’un acteur, j’ai l’impression de le connaitre, peut être dans mes fantasmes hahaha.
En fait je rève là, y faut juste que je me détende et mon rêve va passer à autre chose, je sais pas, un cocktail et une piscine chaude.
Justine, ma grande tu vas respirer un grand coup, arrêter de ressasser tout ça, juste in time faire ton pissou, rejoindre enfin Sole, et ne plus jamais penser à tout ça de ta vie.
Mais avec classe si tu veux bien, fait ta femme un peu, il fait bien son homme celui-là.
Et ce sexe impétueux, qui reste à l’infini dressé à quelques centimètres de moi, c’est… un peu perturbant quand même.
Je vais fermer les yeux, baisser ma culotte dans ma robe, comme une princesse, y verra même pas ma chatte si ça se trouve.
Elle est toute moche ma chatte par rapport à son pénis de dieu grec.
Stop, fini le délire, j’en peux plus, je vais tomber dans les pommes si ça continue entre le chaud, le stress, la vessie qui hurle, l’exiguïté des lieux, la proximité de ce membre.
A la une, à la deux, à la trois, je glisse mes mains dans ma robe d’un geste plutôt brusque, assez loupé pour la princesse, j’arrache ma culotte pour la repousser sur mes chaussures.
Mais...
Oh noooooooooooooooooooooooooooonnnnnnnnn…
… A suivre

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