Prison de verre
Je jette un coup d’œil par la fenêtre
Pour regarder le monde tourner autour de moi
Et surtout tourner sans moi, muré dans un paraître
Un monde mûri sans le moindre émoi
Hors de la norme, j’affronte la horde informe
De ces pantins que je ne comprends plus
De ces gens absolus qui s’excluent
Dans le chahut des rues de leur vie dissolue
Mais c’est peut-être juste le verre de la fenêtre qui les déforme …
Tout cela a-t-il un but ? Quelle est la finalité de tout ça ?
Je ne vois dans tout cela que les rouages d’une machine de Tinguely
Plus je prends de l’âge, moins je vois de sens à une vie
Passée à compter les minutes de liberté entre divers aléas
La pluie heurte la fenêtre
Un ciel gris en plein été, métaphore de mon être
Peut-être ne suis-je moi-même qu’un autre paraître
De l’autre côté de la vitre teintée
Peut-être que les pires prisons sont celles faites de verre
Car elles réfléchissent chacun de nos vers dans des visions déformées

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