Ultima Hora

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Le sang de lapin coule sur mes seins. Le rituel est stupide, mais les invités adorent. Je trempe mes doigts dedans, trace des symboles sur le torse nu du sénateur Varius pendant qu'une esclave le suce goulûment. Il gémit. Pathétique.

« Domina, » murmure Cassia à mon oreille. Ma vestale défroquée préférée. « Le Germain réclame la blonde. »

« Qu'il la prenne. » Je lèche le sang sur mes doigts. « Et toi, rejoins-les. Je veux te voir jouir pendant qu'il la baise. »

Elle sourit, obéit. J'adore le 1er siècle. Aucune limite.

Autour de moi, la villa résonne de gémissements. Sur les divans de soie : corps emmêlés, bouches partout, peaux luisantes d'huile et de sueur. Le Germain – deux mètres de muscles – pénètre la blonde à quatre pattes pendant que Cassia s'installe face à elle, cuisses écartées. La blonde se met à la lécher tout en se faisant pilonner. Cassia rejette la tête en arrière, la main dans les cheveux de la fille.

« Plus profond, » halète-t-elle au Germain. « Je veux la sentir crier contre moi. »

Parfait. J'ai bien dressé cette vestale.

Je circule entre les corps.

Ici, deux jeunes athlètes bavardent et partagent les soins d'une Grecque qui s'affaire des deux mains. Là, une pyramide de chair – impossible de savoir qui baise qui. Je me retourne. Le sénateur a fini, l'esclave avale et sourit.

Mon bracelet vibre. Merde. Dix-huit minutes.

« Domina ? »

Cest Zahir. Mon Numide. Un corps fin, un regard doux, et pourtant.

Son sexe magistral est déjà dressé contre son ventre.

« Tu as besoin de moi ? »

Oh oui.

« Viens. »

Je le tire vers ma chambre privée, loin du chaos. Il me plaque contre le mur, sa bouche dévore la mienne, ses mains arrachent ma stola.

« Doucement... »

Il me soulève. Je m'accroche à son cou. Il me pénètre debout, profond, brutal. Je crie.

« C'est ce que tu veux, domina ? »

« Oui... oh... oui... »

Il me baise contre le marbre froid, ses coups de reins violents me font rebondir. Ma tête cogne le mur. Je m'en fous. Ses mains pétrissent mes fesses, m'écartent, un doigt glisse entre...

« ZAHIR ! »

« Tu aimes ça ? »

« N'arrête pas... »

Il accélère. Son doigt s'enfonce pendant que sa queue me remplit. Double pénétration, je vois des étoiles. Mon orgasme monte, dévastateur.

Bracelet. Douze minutes.

« Plus fort... »

Il obéit. Me pilonne comme un dieu. Ses dents sur mon cou, ses mains partout, son souffle chaud. Je jouis en hurlant, les jambes tremblantes, agrippée à lui.

Il ralentit à peine. Il me retourne et me plie sur le lit. Me prend par derrière, une main dans mes cheveux, l'autre sur ma hanche.

« Regarde-toi, » grogne-t-il.

Grand miroir d'argent poli face au lit. Je nous vois. Sa peau sombre contre la mienne. Ses abdominaux vibrants à chaque coup de rein. Mes seins qui ballottent. Ma bouche ouverte.

« Tu es... *magnifique*... » halète-t-il.

Il jouit, se répand en moi, les doigts crispés sur mes hanches.

Six minutes.

Merde.

« Zahir... je dois partir. »

« Déjà ? » Il m'embrasse dans le cou. « Reste. »

« Je ne peux pas. »

Je me rhabille vite. Il me regarde, perplexe.

« Tu reviens quand ? »

Jamais. Ou peut-être dans deux mille ans.

« Bientôt. »

Bracelet. Trois minutes.

Je cours à travers la villa. Les invités baisent toujours. Cassia jouit une troisième fois. Le Germain tient encore. Champion.

Jardin. Bosquet de lauriers. Là.

J'active le dispositif caché sous les pierres. Le portail temporel s'ouvre et forme une déchirure bleutée dans l'air.

Derriière moi, la voix de Zahir : « Domina ! »

Il a couru derrière moi ; il me voit devant le portail.

« Qu'est-ce que... »

Je plonge.

Lumière. Vertige.

J'atterris au labo. Mes vêtements romains font sourire les techniciens.

« Bon voyage, Dr. Garappelo ? »

« Exceptionnel. » Je souris. « L'Antiquité a du bon. »

Mon assistant me tend une serviette. « Vous avez... du sang ? »

« Du lapin. Longue histoire. »

« Et vous sentez le... »

« Oui. Je vais prendre une douche. »

Je marche vers les vestiaires. Mes jambes sont encore faibles. Vibration du bracelet.

Prochaine mission : Versailles, 1785. Départ dans 48h.

Je souris. J'adore mon boulot !

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