Taïh

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Comme chaque matin, je traîne mes pieds jusqu’au fin fond de ma salle de cours, écrasée par la monotonie de ma vie. Le professeur entre, avec un air indifférent et aussi fade que le décor, je soupire intérieurement. Au même moment je me laisse tombée sur ma chaise, comme si chaque geste et une corvée. Je sors mon sac a bandoulière noire, ma trousse à crayons, je l’ouvre en choisit un au hasard, j’attrape un de mes cahiers où il est noté math. Je suspends mon sac au dos de mon siège. Avec une lenteur désespérée, comme si mon esprit s’éteint à fur et à mesure que je respire l’oxygène de la pièce. Mes yeux rivés entre ce professeur et se tableau blanc ou ce dernier vient de gribouiller Math en noir dessus. Je me prépare à somnoler les deux prochaines heures, bercée par la voix monocorde de ce prof qui me tient prisonnière entre ces quatre murs avec mes camarades tout aussi étouffants que cette ambiance.

Après une bonne heure à l’écouté ce vieux j’accassé sûr chaque problème de math écrit sur son tableau, je remarque deux voitures de police se parquer dans la cour du lycée, dont l’équipier de mon père. Mais quand ils sortent des véhicules, mon cœur ne fait qu’un bond. Mais qu’est-ce qu’il se passe, pourquoi il n’est pas avec eux ? Je sens une boule se former dans mon estomac. Je demande à sortir de la classe, prétextant d’aller aux toilettes. Ce prof accepte sans avoir remarquer les phares rouge et bleu clignotant dans l’allée. Je me glisse dans les couloirs, les regards des élèves et des profs me suit comme des flèches, mais à ce moment précis je n’en ai rien à faire.

Arrivée à la sortie de l’immeuble, je me fais arrêter par le coéquipier de mon père, qui m’explique que mon père a dû partir dans une autre ville, mais qu’ils ne sont pas là pour ça et que je dois retourner en classe. Mais au même instant que je tourne mes tallons, des policiers sortent un élève les mains remplie de sang, une ambulance rentre dans la cour du lycée. Dès qu’ils du bus, ils prennent un lit à roulettes avec un grand drap blanc. Je sens que mon cœur refait un petit bond surpris.

John, le coéquipier de mon père, me répète de retourner en cours, ce que je fais sans discuter, encore sous le choc de la scène qui vient de se dérouler. Je lance un regard noir que je ne maitrise pas à l’élève, comme s’il avait tué quelqu’un, alors que je n’en sais rien. Il prend un air d’une rage intense, son regard devient clos et noir, ce dernier prend de l’élan pour me sauter dessus, heureusement le policier arrive à le retenir et le ramène dans le véhicule. John me demande d’attendre et revient me demander ce que j’ai fait. Je lui réponds dans le négatif, surprise et déboussolée, que je n’ai absolument rien fait. Je repars en classe, comme si c’est ma cellule. L’angoisse me serre la gorge, comme si on m’étranglait, j’arrive à reprendre mon souffle quand j’aperçois un papillon qui vient se hotter contre la vitre à côté de ma place.

Un peu plus tard vers les 9 heures, un des policiers vient frapper à la porte, il nous explique qu’il fait le tour des classes, nous informe qu’un élève Mathieux Richard à pété un câble et à poignardé un autre élève Alexis Harmory, que celui-ci est à l’hôpital qu’aucun point vital n’a été touché. Je sens un mélange de soulagement et de peur que ça recommence tout soudain. Le policier veut parler avec le prof, donc ils nous envoient faire une pause avec 30 minutes de plus.

Je rejoins Julien et Kelly, le couple le plus mignon du lycée, mais également mes meilleurs amis. Un des plus beaux garçons du lycée par réputation se dirige vers nous, pour nous expliquer la scène vue qu’il est dans leurs classe, que Mathieux à pris une paire de ciseaux qui traînait sur le bureau de la prof est allé vers Alexis et l’a poignardé. Il repart vers d’autres camarades, pendant que nous allons nous assoir sur le gazon de la cour, pour manger notre croissant au chocolat fondant, qui est devenu comme une tradition pour nous trois, depuis trois ans de cela. Mais cette fois-ci, je n’ai pas vraiment d’appétit.

- Taïh, ne fais pas une fixette, ça n’en vaut vraiment pas la peine. Me rassure Kelly, en me donnant un petit coup d’épaule pour que je sourie, ce qui ne se rate pas. Julien nous regarde d’un air inquiet.

- Je sais que la vie et super banale, mais pour une fois que sa pète un peu, que ça met du piment dans la noirceur de la vie. Ajoute-t-il, en me faisant un sourire encourageant.

- Je t’en supplie, tu es déjà assez anorexique comme ça. Kelly me met le croissant sous le nez pour que je le mange, je sens une vague de gratitude pour mes amis qui me connaissent si bien, sans lesquels je sais que je ne serais rien.

- - Je suis désolée, vous avez raison. Je le dis en prenant le croissant et en mordant dedans.

- - Mais quand Kiri n’est pas là, je me sens tellement vide ! Julien se rapproche de moi et me passe un bras autour de mes épaules.

- - On est là, nous. Répond Julien en me serrant contre lui.

- - Bah ! oui on est là pour toi, imagine que ton chat, est en train de chasser ou de dormir. Ricane Kelly, puis continue de manger son croissant, l’air détaché, mais je sais très bien qu’elle est tout aussi inquiète que moi.

- Je souris, sentant une vague de chaleur m’envahir. Ils on raison, Kiri est probablement en train de faire sa sieste habituelle sur mon lit, je me fais du souci pour rien. Je prends une autre bouchée de mon croissant.

Dès que la cloche sonne, nous retournons en cours, malheureusement dans le couloir nous nous séparons de Julien. Dans la salle Kelly se faufile entre les élèves, pour prendre sa place au premier rang. Tandis que moi comme à mon habitude je traîne des pieds, jusqu’à mon pupitre tout à l’arrière. Je me laisse m’affaler sur ma chaise semblablement à mon humble tradition. Le prof vient à son tour vers son bureau, pour nous dire d’ouvrir le cahier de français, pendant la moitié du cours, je me perdais dans mes pensées plume. Mais d’un coup, quelques choses me tirer vers la réalité, une couléede bave viens se poser sur mes doigts, depuis mon stylo plume. Je nettoie mon filet de bave avec mon long t-shirt noir et regarde que personne à regarder sa serais la honte.

Après une heure de cours, je rassemblais mes affaires et rejoins mes deux meilleurs amis dans le couloir, direction le réfectoire.

- Oh, les filles lasagne au menu, miam ! S’exclame Julien en se frottant les mains et en fait une grimace de joie, ce qui me fais rire. Kelly lève les yeux au ciel, mais laisse un léger sourire se marquer sur ses lèvres. On prend plateau, assiette et couvert et en prend place dehors sur la terrasse pour déguster se plat de pattes. - Vous voulez venir un moment à la maison après les cours, histoires de faire les devoirs et trainée un moment ensemble ? Je demande entamant la première boucher, en espérant qu’ils acceptent.

- Kiri, il sera là ? Demande Kelly, qui lève les yeux en ma direction, vue que je suis face à elle. Je souris en sachant qu’elle est déjà convaincue.

- Bien-sûr qu’il sera là. Je l’imagine déjà se frotter à leurs jambes.

- Ok ! mais seulement si tu as un bon film à proposer. Réclame Julien.

- J’ai mis qu’un film, j’ai une piscine dans le jardin, mon père ne peux pas me refuser de me donner un bon coca frais ou un petit cocktail sans alcool. Je lance un regard sournois et supérieur.

- Vas-y, on vient ! Confirme Julien.

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