Chapitre 67 : Encore une fois !

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Pour ce chapitre je vous propose d'écouter Melancholy hills de Gorillaz, je trouve qu'elle met une ambiance assez sympa qui peut bien aller avec ce chapitre, qui comme les collines de la musique nous montre un Allan assez mélancholique.

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===PDV Allan===

En arrivant à l’extérieur du lycée, je croise Jack et ce que je présume être sa nouvelle bande partir de l’endroit où j’avais laissé Victor en plan, ils ont tous un immense sourire. J’imagine alors le pire et accélère ma course pour atteindre Victor qui est … au sol… putain non pas ça. J’ai quand même le réflexe d’appeler les secours qui me disent que leur arrivée se fait dans les plus brefs délais. Je m’écroule prêt de Victor et le prend dans mes bras en pleure … je sais que je viens de le quitter et de la pire manière mais je ne voulais pas que ça se passe comme ça, pas lui… pas encore une fois…. Je le vois qui essaye de me dire quelque chose alors qu’il a le visage tuméfié avec une belle plaie et son t-shirt teinté de ce rouge profond si caractéristique. Je ne peux cesser mes larmes qui ne font que s’amplifier :

V : Tu sais …. Je me suis laissé faire… je ne voulais …pl…plus me battre sans toi…… Je t’aime Alla…

Al : Nooooooonnnnnnn Victor reviens j’ai encore des choses à te dire !!!!! Reste là, les secours vont arriver … putain reste noooon. Réveille-toi ne pars pas.

J’entends la sirène des pompiers qui retentie dans tous le quartier, rapidement suivie de celle de la police, ce qui semble logique au vu de ce que j’ai décri aux secours. Je n’arrive pas à lâcher Victor et essaye tant bien que mal de ne pas le laisser partir, les secours sont là il devrait pouvoir s’en sortir. Un pompier m’écarte du corps et me prend à part pendant que je vois tous les autres s’affoler autour du corps de mon ami. Il me parle, me demande si tout va bien mais je ne réponds pas je reste le regard rivé sur Victor et tous ces pompiers qui tente de le ramener à la vie, des secouristes s’affolent autour du corps de mon ex, mon ami, je ne sais plus vraiment, les policiers sécurisent la zone. Je suis vraiment complétement perdu je ne quitte plus la scène des yeux, en espérant que Victor va être sauver, lorsque je vois un secouriste qui s’approche de nous le visage blême qui déclare :

P : On n’a rien pu faire … je suis désolé.

Tout s’effondre autour de moi, j’ai l’impression de revivre le suicide d’Aldwin. Je m’écroule en pleure sur le sol, je tape violemment par terre avec mes poings…. Putain j’aurais dû être là, je n’aurais pas dû l’abandonner, le rejeter comme ça, j’aurais dû être là pour le protéger. Un inspecteur s’approche de moi et me prie de bien vouloir me lever tout en se présentant :

I : Inspecteur Erald Coyle, veuillez bien répondre à quelques questions s’il vous plait ?

Al : Euh si vous voulez … dis-je en séchant mes larmes avec ma manche.

I : Nom, Prénoms s’il vous plait ?

Al : Fall, Allan Artémis William.

I : Très bien. Que pouvez-vous me dire sur le décès de votre camarade, déjà son nom et prénom.

Al : Il s’appelle ou plutôt s’appelais Victor Starver 17 ans, et le coupable c’est Jack Coffeman je l’ai vu … partir …

I : Etes-vous sûr de sa culpabilité ?

Al : Sûr et certains.

I : D’accord je prends note. Comment vous êtes-vous retrouvez sur les lieux du crime ? Et pourquoi étiez-vous présent ici pour appeler les secours.

Al : Je venais pour me faire pardonner au prêt de Victor … parce que … je … venais de…

La tristesse m’envahit de nouveau, je repense à ce que j’aurais pu faire si seulement je n’avais pas été stupide et je ne l’avais pas laissé seul à ce moment-là. Je n’arrive plus à dire un mot, à prononcer une phrase cohérente. Ce qui fait attendre l’inspecteur qui reprend.

I : Veuillez me suivre au poste, nous continuerons de parler là-bas.

Il s’approche de moi tout en sortant une paire de menotte qu’il enfile autour de mes poignets, je ne montre aucun signe de résistance. De un,car j’en ai pas la force et de deux car je comprends bien qu’étant donné la situation je suis le seul et unique coupable, malgré mon début de déclaration beaucoup trop vaseux pour qu’il ait un semblant de véracité. Pour que l'on croit en mon témoignage et en la culpabilité de Jack, il va falloir que je dise toute la vérité sur ce passé terrible qui m’hante depuis maintenant 3 ans. Sur les véritables causes de la mort d’Aldwin mais aussi de tous les agissements de Jack mais je ne pensais vraiment pas qu’il serait capable d’en arriver là, utiliser une arme pour me faire souffrir. Je suis donc l’inspecteur Erald Coyle dans sa voiture qui nous amène tout droit au commissariat, je pense alors à Zach qui doit être mort d’inquiétude de ne pas me voir revenir, je demande alors à l’inspecteur :

Al : Monsieur Coyle ? Est-ce que je peux simplement prévenir un ami que je ne reviens pas à l’internat ce soir.

I : Monsieur Fall, il en est hors de question, une brigade a prévenu votre proviseur il se chargera de prévenir qui de droit.

Je ne réponds pas, plus ou moins satisfait par cette réponse. Je sais que Zach essayera de comprendre ce qu’il s’est passé et qu’il saura comment avoir l’information auprès des pions. Il s’inquiétera énormément comme tout mes amis. Mais là, le temps n’est pas aux inquiétudes mais au deuil … Victor est mort. Je n’arrive pas à encore à pleinement le réaliser il y a encore à peine une heure, il était en vie… et …je lui disais que je voulais rompre avec lui … je l’ai abandonné et lâché de la pire des manières alors qu’il m’aimait de tout son cœur. Pourquoi toutes les personnes qui m’aiment finissent par souffrir ? Pourquoi est-ce que je finis par leur faire du mal… ? Aldwin est-ce que tu m’en veux encore de t’avoir fait ça ? Victor tes dernières paroles raisonnent encore dans ma tête s’ajoutant à celle d’Aldwin qui ne m’ont pas quitté depuis trois longues années. « Tu sais …. Je me suis laissé faire… je ne voulais …pl…plus me battre sans toi…… Je t’aime Alla… » « Allan, je t'aime, je t'ai toujours aimé et t'aimerai toujours... Adieu... » Ces deux phrases raisonnent encore et encore dans ma tête me faisant comprendre qui je suis vraiment… un monstre terrible incapable de laisser vivre les personnes qui l’aime. La voiture s’arrête devant le commissariat, coupant net à ma réflexion sur une dernière idée Aldwin, Victor … je vous vengerais je ferais tout pour que cette enflure de Jack croupisse derrière les barreaux.

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