Chute libre
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Le vide qu’elle vient d’installer en partant m’a mis en apnée.
Jamais tu ne me reverras, a-t-elle crié pour marquer mon trépas.
Déjà mon espace se resserre, bientôt je manquerai d’air.
Mes ailes d’elle encore gonflées, je file par les toits brûlants de juillet.
À une gouttière je vais m’agripper, les yeux fermés me laisser glisser.
Une fois ma descente achevée, je plongerai sans hésiter.
Désormais je me fous de tout, même de finir au fond d’un égout.
Personne ne saura jamais si pour m’y noyer un océan m’attendait.

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