Je me souviens et me demande.
Comment était votre enfance ?
Comme ma vie d’adulte est à ce jour avec le regard moins positif et ambitieux de mon enfance.
Cloîtrée dans mon fauteuil à regarder l’horizon.
La goûte qu’est la solitude qui vient de s’abattre sur les épaules m'assomme de questions.
Encore le silence qui va m’attendre chaque soir jusqu’à m’étouffer.
Des projets, je n’en ai pas, à part me lever demain matin pour me rendre à mon travail à l’heure habituel, 8h30 et terminer à l’heure habituel 17h.
Croiser les mêmes regards, les discutions lancinantes et mon sourire académique qui met lourd dingue à supporter.
Je me force à penser au très loin pour oublier le supplice de maintenant.
Dans ma tête « Si c’est pour évoquer le passer il vaut mieux se taire me disait mon éducation. »
Assise j’analyse ma vie et les lieux.
Il y a dans cette appartement de ville quelque chose de bancal : les placards qui grince toujours, la peinture écorché ,l’évier souvent boucher et les toilettes dont le fond est souvent tartré. Mon confort qui me réconforte quand je ne veux plus sortir dans ce monde.
Aux yeux des autres, un trompe la mort ou le souffle semble coupé. Mais cette endroit met réconfortant. Je sais qu’il est l’endroit où les turbulence peuvent se régler.
je fini par trouver sommeil, La nuit est passée puis la journée je viens de la subir.
Fin de journée, je rentre, je traverse la rue, l’idée d’un nouveau départ m’anime de plus en plus.
Prendre des congés, partir, l’illusion de la distance qui permet l’oubli me sort de cette rêverie.
J'ouvre ma boîte aux lettres, plusieurs courriers dont l’un a l’intitulé particulière. En cette fin de journée des trompes d’eau s’étaient abattues sur les toitures et dans les rues.
L’orage ne cessé de gronder. Dans un silence, pour seul et unique bruit mon trousseau de clefs.
J’ouvris la boîte aux lettres.
Lorsque j’ai découvert la lettre, une simple enveloppe rectangulaire.
Ni timbre, ni provenance.
Je suis monté, deux étages qui m’en à parut 20.
Essouflée par le stress.
Je me suis assise. J’ai scruté le courrier.
Tout en pensant à ma journée et ses années d’une extrême difficultés, les souvenirs se sont bousculés et je me suis trouvé pétrifié.
Avoir chaud, puis froid, le front en sueur pour simple constat mental , les angoissent démultiplié.
Je lis avec lenteur, le regard flou l’intitulé de lettre .
« On n’a se qu’on mérite. C’est le karma, est peu importe comment vous le voyez. Votre Karma vous empoissonne. »
Pas de signature, une simple phrase me donnant multiples pensées. Je ne comprenais pas mes pensées, mes doutes de ces derniers mois.
Encore moins cette enveloppe venu de nul part me bousculer.
J'étais arrivée à un instant dans ma vie, ou je ressentais le besoin de partir, loin, au plus loin, ne plus me sentir étouffer, sentir l'air libre dans les sentiers, la nature à l'oppossé de la ville.
Toute ces choses qui se loge dans mon esprit et mon corps, l'adulte que je suis. N'en pouvait plus.
Je me suis rappelé des souvenirs d'enfance.
Dont un qui était de me voir assisse sur les genoux de ma mère, entourés de ses bras ou nous étions à un événement de famille.
Ma mère était assise sur une chaise, toujours entourés comme toujours très rarement seule, le sourire aux lèvres, elle riait.
La lègéreté.
Je suis assise sur ses genoux. Je porte une robe car il fait tres chaud ce jour là.
Ce souvenir me rappel une sensation d'être heureuse à cet instant, en sécurité dans les bras de ma mère. Entouré de ses bras chaleureux.
Dans ces moments, je la trouve vivante, pleine de joie et de douceur, sont corps semble apaisé.
Sans doute de rare instant précieux.
Ma mère, une maman, une femme stricte, aimante sans aucun doute mais surtout exigeante et parfois, voire souvent à un moment de notre vie ou elle était dans un désarroi.
Malgré qu'elle transmettait que dans la vie il fallait rebondir face à l´adversité.
Presque tout ces gestes au quotidien rappel ce moteur de la vie.
"Rien , strictement rien ne doit faire en sorte que tu ne puisses pas rebondir face à l'adversité , rien "
Ce rien, il avait pour indication que même les sentiments négatifs ne devait être, interdit de se plaindre, interdit de pleurer, interdit de déprimer, ne rien montrer, rien.
Pourtant malgré ce moteur d'éducation qu'elle infligé, il fût un instant dans notre vie ou le dicton continué d'exister mais sans les actes.
Elle n'était plus pareil.
Elle pouvait passer des journées du matin au soir voire le lendemain ou elle restait allongés sur le canapé.
Le corps et l'esprit complétement éreinter ou rien ne semblait aller. Rien.
Elle nous trouvait un prétexte de santé. Sachant que chacun d'entre nous savait.
Mais nous savions bien, Nous savions tous en silence qu'elle traversait un instant de déprime. D'un corps fatigué.
D'une femme vivant seule avec ses enfants.
La vie difficile se faisait entendre très fort.
Il y avait des longs silences ou chacun de nous faisait comme- ci.
Des journées dans un appartement ou pourtant il y avait du monde mais le temps était en arrêt.
Peut-être l'inquiétudes ou les grands silences protège, puis la peur aussi et les responsabilités trop tôt prenaient toutes la place pour moi.
Dans ces moments je me souviens être très présente, je devenais la responsable de cette maison, si petite et si grande à la fois, assumer un quotidien qui ne devrait pas être.
Mes frères et mes sœurs avaient besoin de moi.
Moi, enfant de 10,11,12ans ,13,14,15 ans et etc
Ma mère qui me porté sur ces genoux de temps en temps avait souvent besoin de moi.
Je venais de penser à Maman.

Annotations
Versions