488. Peur rouge

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Ainsi, le monde tenait à un fil, murmura pour lui-même Miller en pressant contre sa poitrine le combiné téléphonique. Tout ce que pouvait ajouter son interlocuteur n'avait plus d'importance maintenant que les dés étaient jetés.

Les fous au sommet avaient tissé leurs toiles de paranoïa en accusant leurs voisins des pires exactions. Partout à la surface du globe, des conflits avaient éclaté, d'abord marginaux puis, dans ce vaste échiquier des alliances et des détestations, s'étaient aggravés au point de ne plus offrir le moindre havre de paix au travers des continents.

Ces étrangers, Miller les avait honnis, lui aussi, pris comme ses concitoyens dans les tourbillons du ressentiment, de la méfiance, de l'emballement politique. De la peur, tout simplement, se sermonna-t-il.

Et maintenant, les fusées traversaient le ciel nocturne pour venir s'abattre sur sa rue, sa ville, son pays. Mon Dieu, excuse nos actes inconsidérés, pleura-t-il. Un pardon était-il encore possible à présent que la surface de la Terre s'apprêtait à devenir aussi noire que le cœur des hommes ?

Combien de temps avant que les fils de la conscience ne se répandent ?

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