511. El fuego de San Telmo

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Aube incertaine et triste. Les dernières heures s'étaient abîmées dans la plainte de ces fantômes que Julian ne parvenait à faire taire, même à grand renfort d'aguardiente.

À la lisière du continent et de la mer, le Faro de Mera et, derrière son épaule, les bougies de La Coruña avaient dansé toute la nuit. Parfois si lointaine, parfois si proches, mais jamais au-delà des horizons. La pluie sur son toit comme le pianotement des âmes qu'il avait naufragées sur son esprit.

Quand elles se lassèrent de louvoyer à la périphérie de sa conscience, les lumières se rapprochèrent, pareilles à un requin en maraude. Larmes de sel sur des sillons creusés par l'océan. L'aurore papillonnait lorsque Julian comprit.

Le pire ennemi du marin n'était ni les tempêtes, ni les brisants. Non c'était le feu qui dévorait chaque recoin des navires, impossible à contenir ou à maîtriser. Et les flammes de Saint Elme qui remontaient la plage jusqu'à sa masure mugissaient les spectres de ceux dont il avait causé la mort.

Il partit dans un hurlement sauvage.

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