Salut Gred

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Soixante-dix ans plus tard

Où suis-je ? Je me souviens juste de m'être endormi hier soir. Ah mais oui je suis bête : c'est sûrement un rêve ! Mais pourquoi je suis nu alors ? Un truc a fait pouf et aussitôt que j'y ai pensé, des vêtements blancs apparurent sur moi. Okay, il est bizarre ce rêve quand même.

«Salut Gred.»

Cette voix. Ça fait si longtemps que je ne l'avais pas entendu. Je me retournai violemment en me faisant dix courbatures sur le coup oubliant que j'avais presque cent ans.

«Freddie ?!»

Oui c'était bien lui. Il sprinta vers moi. Je voulus courir moi aussi mais à cause de mon âge avancé, je ne pouvais que marcher rapidement. Lorsqu'il arriva à mon niveau, il m'enlaça en me brisant quelques côtes au passage.

«Aïe !, gémis-je. Moi aussi, je suis content de te revoir même si ce qu'un rêve.

- C'est pas un rêve, dit-il joyeusement.

- Quoi ?! Comment ça ?!, m'exclamai-je. Je suis mort ?

- Ouais, fit-il en hochant la tête.

- Mouais, j'avais deviné, commentai-je en faisant la moue. Mais je pensais que tu aurais plus de tact et que tu le dise moins joyeusement.

- Comment je peux être triste alors que j'ai enfin mon jumeau pour l'éternité ?

- Fais au moins semblant d'être triste pour mes enfants qui ont perdu leur père ou pour toute ma famille.

- Ils feront le deuil.

- Ça s'appelle du foutage de gueule Forge, fis-je avec une moue boudeuse.»

Il éclata de rire.

«Tu as un humour de papi !

- Je l'ai senti venir la phrase à double sens, ironisai-je. Comment t'as fait pour pas prendre une ride ?

- Je te rappelle que je suis mort à 20 ans.

- Comment oublier ça ?, ironisai-je une seconde fois. Moi aussi je veux ressembler à un homme de 20 ans.»

Un truc à refait pouf et je me suis retrouvé de la hauteur de mon jumeau qui semblait triste.

«Elle t'allais bien ta babarbe, se moqua-t-il de moi. Tu ressemblais à quand on avait mis nos noms dans la Coupe de feu.

- Tu vas voir ce que te dit mon ex babarbe ! Je crois que tu as oublié qu'après la bataille, je me suis mis à la musculation...

- Mince. Argh ! Arrête de m'étouffer ! Tu sais très bien que je ne peux pas mourir puisque je suis déjà mort.

- Chouette ! C'est une bonne raison pour t'étouffer encore plus.»

Quand je relâchai l'emprise que j'avais sur son cou, je lui murmurai dans l'oreille :

«Tu m'as manqué crétin.

- J'ai toujours veillé sur toi mais là je suis content que tu sois mort parce que je peux enfin te faire un câlin.»

Pour la première fois de toute ma mort, je pleurai de joie.

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