Ombre et lumière.
Je peux comprendre le malaise que l’on va ressentir en prenant conscience du retour de notre moi à l’infini.
On nous a toujours habitué à mener une petite vie rétrécie minuscule, cernée par la peur de la mort et les injonctions au conformisme.
J’ai enfin trouvé un autre chemin : je n’ai guère envie de faire demi-tour !
Une deuxième pensée étrange et dérangeante m’arrête.
Si je songe à mes milliards de vies, à mes milliards de moi, je dois conclure qu’ils ont tous en train d’avoir exactement la même pensée que moi.
Bien sûr il n’y a rien de réellement simultané, la théorie de la relativité rend inopérante cette notion.
Intellectuellement et peut être même affectivement, il existe un lien fort entre ces moi. Comment pourrais-je renier un moi qui a strictement la même vie, voire les mêmes pensées que moi ?
Ne serait-ce point cruel et injuste ?
Que vais-je gagner à briser cette chaîne infinie, à retomber dans cette vie médiocre et étriquée ?
Pourquoi retomber dans l’ombre quand on a vu la lumière ?

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