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Le jour de l’examen arriva plus vite que prévu et nous dûmes rendre notre devoir. Le professeur Harvey Robert nous avait demandé à tous de rendre nos copies. Et quand ce fut à notre tour de rendre le travail demandé, c’était moi Lydia qui lui donna. Sourire timide aux lèvres, je planais encore de ma rencontre avec ce mystérieux Alvarez. Finalement, je me demande si j’allais avoir la meilleure note, mais à cette heure-ci, je m’en fichais pas mal.

Je n’avais qu’une hâte c’est de déjeuner chez Roger ou encore de croiser ce beau latino, qui sait… peut-être allais-je le rencontrer aujourd’hui. Et quand, je me retrouvais à ma place, je reçus en plein dos une boulette de papier, Judith pour ne pas changer m’avait dit. 12 h 30, chez Roger ! Face à son mot, j’avais souri et j’avais gardé un sourire significatif de ma bonne humeur. Je replantais.

L’heure sonna le moment du déjeuner entre temps, le cours de monsieur Robert, était pour une fois ennuyant et nous partîmes Judith et moi sur les chapeaux de roues. Prête pour aller manger chez Roger, j’espérais de tout cœur revoir ce jeune brun ténébreux. Et puis il fallait croire que sa voiture en jetait pas mal, comment avait-il fait pour se la payer m’avait demandé Judith et je lui avais répondu, s’il faut c’est son oncle qui lui a offert. Dans tous les cas, évitons de faire des suppositions, car on ne connaît rien de lui. Mais ce qui solda notre discussion était la rencontre avec John Dyson dans les couloirs qui avait une mine à faire peur à un fantôme. Judith l’interpella :

— Salut, John, tout va bien ? On dirait que tu as vu un extraterrestre !

Il nous avait fait mine de sourire accompagné d'un rire jaune.

— Salut les filles ! J’ai vraiment pas le temps, mais on se voit ce weekend, d’accord ?

Sa réponse ne nous avait pas convaincus, mais on n’avait pas insisté. Et puis, il devait probablement avoir des problèmes. Cela ne nous regardait pas, évidemment. Comme on dit à chacun sa vie et ses soucis. Le nôtre était de voir le beau brun ténébreux pour moi, et peut-être que Judith allait également trouver chaussure à son pied au lieu de tourner autour des étudiants du campus.

Mais avant de partir chez Roger, Judith comme toujours m’avait proposé de nous refaire une beauté au cas où. Une fois dans notre chambre, elle s’était repoudrer rapidement et m’avait maquillée en deux trois mouvements. Il faisait plutôt beau temps mais nuageux et donc elle m’avait saupoudré de blush et refait mon eyeliner et par la même occasion, m’avait prêté son rouge à lèvres couleur corail que j'appréciais énormément. Vu que le temps était plutôt couvert, nous avions laissé les robes où elles étaient et nous nous étions coiffées et pour moi, c’était une couette haute pour faire un peu plus sérieuse. Lors de ce temps, Judith avait opté pour se saupoudrer de shampoing sec, histoire de faire du volume à sa chevelure dense et noir de jais.

Comme toujours, je ne rivalisais pas avec sa beauté latine. Une fois restylés, nous étions partis aussitôt du campus. Direction chez Roger avec cette fois-ci, avec la décapotable de Judith, fallait croire que marcher avec nos escarpins était bien trop. Alors, ce fut gentiment que nous étions partis dans sa Corvette 61 de couleur crème. Et lorsque nous étions arrivées, j’avais eu un grand sourire, car la Mustang était-là. J’avais fait mine et attention de cacher ma joie, et quand nous étions descendues de la corvette, on avait attiré le regard sur nous. J’espère que cela n’allait pas attirer autre chose de malfaisant.

Avant de rentrer dans le restaurant, j’avais jeté un regard autour de moi, mais pas de Roberto. Je m’étais pincé la lèvre inférieure pour signifier mon doute quant à sa présence ici. S’il fallait, c’était celle de son oncle, et lorsque nous étions rentrées, je vis sortir des locaux, le beau brun Roberto accompagné d’un homme plus vieux, sûrement son oncle au regard de son âge avancé.

Ceux-ci nous saluèrent et nous avions fait les timides en les saluant de la tête. Et nous fîmes la queue pour commander notre plat. J’avais à ce moment-là presque sautillé sur place, mais je m’étais, je m'en rappelle retenue. Il était là, mes doutes s’étaient effacés comme la craie de monsieur Robert lorsqu’il notait sur son tableau vert bouteille et qu’il s'effaçait avec son torchon humide. Mais je n'étais pas arrivée au bout de mes peines, car il y allait avoir anguille sous roche.

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