II

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Les jours passent et Claire attend. Dès le lendemain de leur rencontre, elle lui a laissé un message. Message qui est resté sans réponse, pour le plus grand agacement de la jeune femme. Elle qui est habituée à mener ses relations d’une main de maître, la voilà dans la position qu’elle déteste. Ce n’est pas à elle de se prosterner à ses pieds, non, ce sont aux hommes de le faire. Et comme toujours, elle lui concèdera du temps pour quelques moments orgasmiques avant de le jeter comme on le fait avec un vieux kleenex.

Deux semaines qu’elle n’a pas de nouvelles, Claire a repris sa vie, oubliant même l’existence de cet homme. Quand, soudain, il se permet de lui envoyer un SMS en début de soirée. « Demain 14 h chez moi. » suivi d’un second avec son adresse. La jeune femme, au départ agacée, ne lui répond pas, tente de ne prêter aucunement attention à cette invitation. Enfin, si on peut parler d’invitation tellement le message est court et directif. Elle se tâte à lui répondre que c’est trop tard, qu’elle est déjà prise. Claire réfléchit, se remémore leur rencontre et ce doux moment dans les toilettes. Ses yeux pétillent, son corps réagit direct aux souvenirs jouissifs.

Sa libido prend le dessus, elle ne peut passer à côté d’une après-midi qu’elle espère chaude à souhait. La réponse, finalement, est sans appel. Et le lendemain, la jeune femme sonne à l’appartement de Claude.


Quelle n’est pas sa surprise lorsqu’il la reçoit tout de blanc vêtu. Sa chemise légèrement transparente laissant entrevoir son torse musclé, son pantalon suffisamment serré là où il faut et le contraste entre ses vêtements et sa chevelure noir corbeau, Claire le dévore des yeux alors que lui reste impassible. Pourtant, elle a sorti aussi le grand jeu avec sa robe fleurie courte et décolletée, mettant en valeur sa poitrine et ses longues jambes.

Après s’être laissé mater, il la laisse enfin entrer. Il se glisse derrière elle, soulève les bretelles et fait tomber son vêtement. La jeune femme, en quelques secondes, se retrouve en string au milieu de l’entrée. Claude pose ses mains sur ses épaules, approche son visage de son oreille droite pour lui chuchoter.


— Tu n’as pas besoin de ça.


Elle ferme les yeux, son corps frissonne. Cet homme lui fait un effet qu’elle ne comprend pas. Son autorité naturelle la fait frémir d’envie, elle n’a jamais connu cela. Juste une phrase et elle mouille déjà. Il lui prend le bras, l’entraîne à sa suite. Claire découvre le salon et, alors qu’elle commence à s’asseoir, il la retient.


— Pas tout de suite.


Son index frôle son sein gauche, ses yeux la scrutent. Il tourne autour d’elle, détaille chaque parcelle de son corps. Son regard perçant excite davantage la jeune femme. Sa poitrine réagit déjà et, pourtant, il ne l’a pas encore réellement touchée. Il retourne dans son dos, sa main glisse entre les cuisses de Claire. Pas de caresses, juste un toucher précis à travers le tissu. Tout ce manège fait monter son désir, elle n’en peut plus. Sa respiration et son pouls accélèrent. Il en sourit et s’installe sur le divan, face à elle. Son regard sombre posé sur elle, il défait son pantalon et enfile un préservatif.


— Suce-moi, ma belle.


Claire, une lueur lubrique dans les yeux, s’agenouille sans hésiter. Ses doigts parcourent délicatement cette hampe déjà bien dressée, sa langue la lèche avant que sa bouche la prenne en elle. Tout en le cherchant du regard, elle s’active sur l’objet de sa convoitise. Claude l’intime de lui faire une gorge profonde, elle s’exécute avec quelques difficultés, a des haut-le-cœur. Il agrippe ses cheveux, lui bloque la tête et donne un grand coup de bassin avant de la relâcher. La jeune femme, surprise, se recule et remarque un large sourire se dessiner sur le visage de son partenaire.


— C’est comme ça que j’aime qu’on me suce, ma belle. Toute la longueur bien en bouche et moi qui tape le fond de ta gorge.


Il se redresse, rapproche son visage de celui de Claire.


— Et je te parie que tu aimeras…


Il la tire vers lui, l’embrasse fougueusement avant de l’inviter à se coucher sur le sofa. Il lui retire son sous-vêtement.


— Interdiction de jouir tant que je ne t’en ai pas donné le droit.


Ses doigts explorent le sexe de la jeune femme. Ils massent son clitoris avec expertise, elle tente de retenir son plaisir déjà bien haut. Sa langue rejoint sa main, il la pousse au maximum. Ses soupirs sont remplacés par des gémissements.


— Attention, ma belle, si tu jouis, je te fesse.


Il glisse deux doigts dans son vagin et entame des va-et-vient puissants. Sa main libre file vers son sein pour lui malaxer, jouer avec son téton. Ses zones érogènes martelées, léchées et pincées, Claire ne peut résister plus longtemps. Son orgasme est puissant et incontrôlé pour, semble-t-il, le bonheur de son amant.


— Dommage, tu n’as pas attendu mon signal… À quatre pattes, ma belle, c’est l’heure de ta fessée.


Sa partenaire le regarde, interloquée.


— Je t’avais dit que je te fesserais si tu jouissais, non ?


— Tu vas vraiment le faire ?


— Bien sûr. On ne t’a jamais claqué le cul ?


— Non !


— Laisse-toi faire, je te promets que tu vas aimer.


Claude argumente, lui fait la promesse d’y aller doucement. La jeune femme finit par accepter, son envie de découverte de plus en plus forte. Elle se positionne et sent la main de son partenaire frôler délicatement ses globes. Soudain, il lui gifle la fesse gauche. La douleur et la surprise lui font échapper un cri. Il la caresse à nouveau avant une seconde baffe, cette fois-ci sur la droite. Il alterne caresses et claques, fait rougir ce si doux postérieur. Claire vacille entre douleur et plaisir, ne comprend pas pourquoi son corps réagit ainsi.

Il s’arrête, lui embrasse le fessier. Ses gestes sont plus tendres, il la réconforte avant de glisser sa verge tendue en son antre. Des coups de reins rapides et puissants, il l’emmène vers un nouvel orgasme. Il se retire, son pouce paresse sur son anus. La jeune femme réagit direct, lui demande ce qu’il fait.


— Ton joli petit cul m’attire. Pourquoi ?


— Il t’attire peut-être, mais n’y pense même pas !


— Tu n’imagines pas tout ce que je pense, juste en le regardant… T’as déjà eu un orgasme anal ?


Claire se retourne, le fixe, les yeux grands ouverts. Il rit face à sa réaction.


— J’ai compris, j’ai compris. Ce sera pour une prochaine fois.


— Ou jamais.


— Oh, crois-moi ! Tu accepteras que je t’encule et t’en redemanderas !


Elle lève les yeux au ciel, il lui propose un café. Claude aimerait qu’ils discutent calmement, la jeune femme se demande bien de quoi. Peut-être de la fessée ? Sinon, elle ne voit pas de quel autre sujet.

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