La complainte du Marquis

Une minute de lecture

Lui, le Montespan conspué,

Lui, le mari outragé,

Lui,le cocu infortuné,

Lui, le mal-aimé.

Le marquis remarqué,
Le mari trop entêté,
L’amant jamais remplacé,
Le père dépossédé.

Là où l’on pliait, il a tonné,
Là où l’on riait, il s’est dressé,
Refusant de s’incliner,
Face à l’indignité.

Qu’ils rient dans les salons dorés,

Qu’ils murmurent à voix feutrée,

Un seul osa résister,

Et choisit d’exister.

Soupirant éternel,

Le sempiternel,

Gascon magnifique,

Lui le, seul et unique,

Couronné de cornes, mais debout,

Il perdit tout, sauf son courroux,

Dans un monde prêt à plier,

Il refusa de céder.

Le Marquis de Montespan,

L’éternel protestant,

Le plus grand contestant,

L’exilé incandescent.

Élégante bête à cornes,

Flamboyante licorne,

Qui vécut non conforme,

Et mourut sans réforme.

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