Les cieux
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Bien loin de son cœur Selihan adulait les cieux.
Il espérait y voir dans ce lieu précis du ciel
« Un astre »
Et toutes les nuits aux alentours de cinq heures du matin,
Quand le temps lui permettait,
Il observait la voûte céleste.
Ainsi, sans se rendre compte,
Selihan l’appelait,
Ainsi sans prendre conscience,
Selihan l’appelait.
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Un sceau avait été gravé sur un rocher,
Et dans le noir le plus absolu, ce sceau s’illuminait.
Comme un soleil, il scintillait de mille feux.
Éclairant toutes les ténèbres en ces lieux.
Ce roc céleste se perdrait et voguait dans le vide le plus absolu.
Cet immense caillou approchait.
Il avait entendu un appel venu de plus bas.
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Selihan en était de ceux qui espéraient. C’était dans sa nature,
Ce jeune était en âge de vagabonder seul.
Il se dirigeait lui aussi vers la grande cité.
Selihan voyageait sur le dos d’un mulet.
Le jeune homme parcourait son chemin guidé par les étoiles.
À force de regarder le ciel,
Il avait fini par connaître les diverses constellations.
Selihan avait une excellente mémoire.
Et connait tout ou presque des étoiles.
Et il attendait patiemment la venue de cet astre.
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Les portes de Rédylionne
Elles étaient légèrement éclairées par les rayonnements de l’aurore.
Et comme prévu à la date de son anniversaire,
Soit au mois de décembre
Son appel avait été entendu.
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