La lavande ( présent dans "Le Bouquet")
Tu représentes ce souvenir olfactif
dans les rues,
Tu les habites, éveille une pensée collective,
Ce déjà-vu.
Ton odeur fraîche force un passage, soulève les mémoires passives.
Une saveur tenace, rappelant ta présence, pas seulement décorative.
Tu appelles par cette sensibilité.
Cette enfance qui sommeille
Interpellant le sens le plus aiguisé.
Titillant les narines et ces liens émotionnels.
Tu égayes les espaces urbains.
Ta présence, revient dans ma tête comme un refrain.
Lavande, ô ma lavande.
Ta longue tige maniable penche
Présentant tes courts pétales odorants
D’un violet pâle et rassurant.
Tu répands ta senteur pure dans les rues.
Petit diffuseur, y laisse une essence décrue.
Sens-tu toute la nostalgie que tu déclenches ?
Si frêle, tu contiens ce pouvoir immense.
Toi, qui as accompagné mon enfance,
Dont l’arôme vif ravive le sens.
Je te portais sans me lasser
Te délogeais de ton nid, silencieuse, tu l'acceptais.
Tu étais cette fleur que je savais où trouver.
Lors de mes balades en villes, sur toi je pouvais compter.
Avant que mon intérêt se dissipe pour ton motif,
Ton parfum, ce refrain qui devenait trop répétitif.
Lavande, ô ma lavande.
Ta longue tige maniable penche
Présentant tes courts pétales odorants
D’un violet pâle et rassurant.
Tu répands ta senteur pure dans les rues.
Petit diffuseur, y laisse une essence décrue.
— la poétesse des maux

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