Les restes du matin

Une minute de lecture

J'aime l'urine fraîche.

Il est bien agréable de manipuler un fluide chaud, vivant.

Je suis dépité lorsqu'une miction réalisée le matin arrive sur ma paillasse après une journée entière au frigo.

Froid, laiteux, épais.

Obligation logistique indélicate qui enlève tout plaisir.

Une constante reste cependant : la difficulté inhérente au patient de ne pouvoir refermer correctement le p.

Le pas de vis mal refermé, le contenu se répand dans le sac de transport.

La mise des gants bleus s'avère une nécessité. Etouffant la peau et emprisonnant la sueur pour une macération parfaite.

Et l'odeur. Toute apnée qu'il soit, elle reste.

Mélange de conserves de sardines à la moutardes et de terreaux.

Et cette mousse qui se dépose contre la parois...

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