2. Dort dort petit oiseau

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Thalixia ferma les yeux et se laissa tomber dans un sommeil lourd, sans rêves, sans lumière. Le monde extérieur n’existait plus. Ses larmes avaient séché sur ses joues, et pour un moment, le vide s’était transformé en silence doux et étouffant.

Elle dormit des heures qui semblaient interminables, flottant entre le néant et des souvenirs confus. Quand elle ouvrit enfin les yeux, la lumière de l’après-midi filtrait à travers ses rideaux. Tout était étrangement calme, presque irréel. La maison était silencieuse, mais elle sentait encore le poids de la nuit passée, ce froid intérieur qui ne la quittait pas.

Un léger bruit à la porte la fit sursauter. Quelqu’un frappait doucement, mais avec insistance. Elle resta immobile quelques secondes, le cœur battant, avant de se traîner jusqu’à l’entrée.

« Thalixia ? » dit une voix douce et familière. « C’est nous… tes voisins. On est venus… te laisser un peu de nourriture… »

Elle ouvrit la porte et vit deux silhouettes souriantes, portant des sacs. L’un contenait du pain, quelques fruits, et des petites attentions : du chocolat, une bouteille d’eau. Le simple geste la fit trembler, et une chaleur étrange monta dans sa poitrine. Quelqu’un pensait à elle. Même maintenant.

« Merci… » murmura-t-elle, sa voix à peine audible. Elle ne savait pas comment parler de tout ce qu’elle ressentait, ni comment expliquer ce vide qu’elle avait dans le corps. Mais pour un instant, le monde n’était plus totalement sombre.

Les voisins posèrent les sacs sur la table et s’assirent un moment avec elle, parlant doucement de tout et de rien, essayant de remplir le silence sans précipiter les choses. Thalixia les écoutait, noyée dans une sorte de torpeur, laissant leurs mots l’entourer comme un manteau chaud.

Une fois les voisins partis, Thalixia resta quelques minutes immobile, regardant les sacs sur la table. Leurs gestes avaient été simples, mais pour elle, c’était presque trop : un rappel que le monde continuait, même quand tout semblait s’effondrer.

Elle prit une profonde inspiration. Son esprit vacillait entre la fatigue, le chagrin, et cette étrange sensation de devoir reprendre quelque chose, n’importe quoi. Elle savait qu’elle ne pouvait pas rester ainsi indéfiniment.

Choix :
A. Se lever et manger un peu – Chapitre 4
B. Rester seule dans sa chambre – Chapitre 6

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