Chapitre 8 : La nouvelle

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Colleen

19 septembre 2050 - 07 h 15

Mon réveil stridula . déchirant le silence pesant de ma chambres. Je sursautais, les yeux encore mi-clos. D'un geste brusque je me redressai dans mon lit, et j'allumai ma lampe de chevet. La lumière orangée m'aveugla un instant. J'attrapai mes lunette à monture noire posées qui se trouver sur ma table de nuit et les mirent sur mon visage.

Je me levai, encore engourdie et je refis mon lit. Puis j'ouvris mes stores. Les du rayon soleil envahit la pièce, se reflétant sur le parquet de ma chambre.

J'enfilai mes chaussons à tête d'ours, leur museau usé constatant avec leur air encore trop mignon. Puis j'ouvris la porte de ma chambre et sorti dans le couloir. L'air sentait le pain grillé et le café.

J'entrai dans la cuisine, je pris une tasse et la posa sous la cafetière. Le café se mit à couler dans un léger grondement. Pendant ce temps, j'attrapais un verre et y versai du jus d'orange. Je me saisis ensuite de ma boîte de médicament dans le placard. Je devais les prendre pour calmer mon stress. Depuis le harcèlement que j'ai vécut l'années dernières dans mon ancienne fac. Tout ça à cause des mes handicaps et de mon orientation sexuelle. Je suis lesbienne aciennement avec Léane qui est ma meilleure amie.

Quand le café fut prêt, je le posai sur mon plateau et je m'installai à la table de la cuisine, juste à côté de ma petite sœur. Mon père se trouva en face de moi, avec son journal dans sa main, il leva les yeux vers moi. En me voyant, il fronça les sourcils.

Tu as, bien dormi, Colleen ?

Je relevai légèrement la tête et répondis avec les mains.

Non… Pas vraiment.

Je pris une tranche de brioche au pépite de chocolat que je tenai au bout de mes doigts. Je mis mes lèvres et hésitai une seconde... Puis mordi dedans en mangeant un morceau.

Tu stresse pour la fac, c'est ça ? Ta mère m'a expliqué ce qui c'est passer l'année dernière...

Je plongeait mon regard dans celui de mon père,ma tasse serrée dans ma main gauche. Mes doigts se mirent à trembler. Je tentai d'avaler la brioche mais je n'arrivai pas à le faire.

— Je sais que je ne devrais pas angoisser pour la fac... Mais c'est plus fort que moi.

Sous la table, ma jambes droite n'arrêtait pas de bougées sans que je puisse la contrôler. Hayley posa doucement sa main dessus pour que je puisse m'apaise.

Ne t'en fais pas… Je suis sûre que ça va bien se passer. Pas la peine de stresser.

Je tentai de lui adresser un sourire. Mais mes mains tremblaient toujours en étant moites et mon estomac se nouait. Impossible d'avaler quoi que ce soit. Je reposai lentement la brioche sur mon plateau.

Je pris mon plateau dans un soupir et le déposai sur le plant de travail, sans toucher à mon café. J'avalai toute même mes médicaments. Puis je me dirigeai vers la salle de bain.

En entrant dans la salle de bain, je saisis ma brosse à dent, et me brossai les dents en fixant mon reflet dans le miroir. Je passai mes mains dans mes cheveux châtain, lissant les mèches rebelles qui tombaient le long de mes épaules . Puis ensuite j'appliquai du mascara autour de mes yeux noisettes, avec soin. C'était ma façon à moi de me sentir bien dans ma peau… De m'affirmer telle que je suis. Enfin je mis du rouge sur mes lèvres.

J'enfilai mon top à bretelle orné de petites fleurs de lilas, puis mon pull blanc, ma jupe en jeans et mes collant en dentelle blanche.

De retour dans ma chambre, j'enfilais mes bottes en daim beige. J'attrapais Ernest et le glissai dans mon sac de cours, avec mon casque, mon ordinateur portable, les chargeurs de mon téléphone et de mon PC. Je passai mon sac sur mon épaule gauche.

Avant de partir mon père me tendit une pomme et deux barres de céréales chocolatées.

Tiens. Il faut que tu manges, Colleen.

Je les rangeai dans mon sac, sans prononcé le moindre mots, puis je le remerciai en lui faisant un hochement de la tête.

Hayley et moi, quittâmes l'appartement de notre père, pour nous rendre en cours. Une mère sortit au même moment de son appartement, tenant la main de ses enfants, pressée de les emmener à l'école. Je sorti mon casque de mon sac et le posait sur mes oreilles en lançant "pas la peine". De Tessae. Ma sœur et moi, descendîmes les marches en silence, je poussai la porte de l'immeuble. La chaleur des rayons du soleil me saisi aussitôt. Le ciel était d'un bleu éclatant, sans le moindre nuages. Pourtant l'air restait frais.

Dans la rue les voiture défilaient sous mes yeux. Je percevais leur mouvements, les vibrations qui remontaient dans le sol, plus que le bruit lui-même. Un bus passa de l'autre côté de la rue dans un grondement étouffé, laissant derrière lui une brève rafale d'air chaud qui effleura mon visage.

Je jetai un coup d'œil à Hayley pour m'assurer que nous pouvions traverser. Le feu piéton étaient rouge. Nous attendîmes quelques minutes pour qu'il passe au vert. puis Hayley me fit un signe avec sa main pour m'indiquer que nous pouvions y aller. Nous traversâmes la route et nous dirigeâmes vers l'arrêt de bus, qui était situé à quelques mètres de là.

Nous attendîmes de longue minutes avant que le bus numéro 15 n'arrive. Lorsqu'il s'arrêta, je montai la première et m'installai près d'une fenêtre. Je déposai mon sac part terre, je me mis à écouter la chanson "To All of You" de Syd Matters. La musique étouffa le monde autour de moi, recouvrant les battements rapides de mon cœur qui était dû à mon stress.

Un peu plus tard, en arrivant devant la fac, j'appuyai sur le bouton pour demander l'arrêt. Le bus ralentit. À l'arrêt, les portes s'ouvrirent dans un souffle à peine perceptible. J'enfilai mon sac sur mes épaules, puis je fis un signe à ma sœur pour lui dire en revoir.

En descendant du bus, je fouillai dans mon sac et attrapai Ernest, que je serrai contre moi pour me rassurer. En traversant le passage piéton, mon regard se posa sur le bâtiment en face de moi. Il était marqué " Faculté Stader".

A l'entrée, une fille m'interpella. Elle leva la main et attira mon attention avec un sourire.

Tu dois être Colleen ? Moi c'est Linoa.

Je clignai des yeux, surprise… Puis je répondis à mon tour en langue des signes.

Enchantée de faire ta connaissance Linoa

Elle me sourit, puis elle m'invita à la suivre en m'annonçant.

Viens, je vais t'emmener en classe.

nous entrâmes à l'intérieur de la fac, en traversant les couloirs, il y avait panneaux d'affichage contre le harcèlement scolaire et l'abue d'alcool.

En arrivant devant la salle 124, Linoa ouvrit la porte et moi, nous rentrâmes dans la classe. tous les regard se tournèrent vers moi. Mon souffle se coupa pendant une fraction seconde, une fille ressemblait à l'une de mes ancienne harceleuse. Je restai figé au niveau du seuil de la porte. Et se m'intallai à côté de Linoa et à côté de deux autres filles. Je déposai mon sac à main part terre et sortis mes affaires.

Un homme rentra dans la salle.

Cheveux châtain mi-long, plaqué attachés en un chignon, ses yeux étaient de couleur noisette, il avait aussi une barbe de quelques jours. Il portait une chemise blanche et un pantalon marron clair. Il posa ses affaires sur le bureau, puis leva les yeux vers moi.

— Bonjour à tous. Nous avons une nouvelle élève. Colleen peux-tu venir au tableau pour te présenter.

Je me levai lentement de ma chaise et j'avançai à contre cœur jusqu'au tableau. En me tenant face aux autres élèves, tous les regards se braquèrent sur moi. Je me mis à stresser, mon cœur commença s'emballer. Mes mains devirent moites, ma gorge se noua, mon estomac se contracta et mes jambes se mirent à trembler. Je tentai de lire sur les lèvres des élèves… Mais leurs expressions me déstabiliser. Mon regard balaya la classe. Aucun mot ne sorti de ma bouche, Je baissai les yeux vers le sol.

— Colleen, est-ce que tout vas bien ? Me demanda le professeur.

Je relevai la tête, en prenant une grande inspiration et je balbutiai.

— Bon… Bon… Bonjour, je me nomme Colleen… Je viens de Bordeaux… Je suis passionnée d'écriture… de lecture… de musique… et de randonnée…

Un éclat de rire parcourut la salle. Je ne perçus qu'un brouhaha étouffé… Mais les regard suffisaient à me faire comprendre que tout le monde riait. Sauf Linoa et les deux fille à côté t'elle qui restèrent silencieuse. Visiblement gênées par la situation.

Le prof tapa sèchement sur son bureau avec la paume de sa main.

— Silence ! Je ne sais pas, ce qu'il y a de drôle. Imaginez que demain, ce soit vous à sa place.

Le brouhaha cessa dans la classe.

— Merci Colleen retourne t'asseoir.

Je retournai à ma place, les jambes encore tremblantes.

Le professeur reprit.

— Il me reste une dernière chose à préciser. Colleen est malentendante. donc elle sait lire sur vos lèvres. Alors faite un effort, soyer respectueux avec elle.

Il marqua une pause

—Bien sortez vous affaire, nous allons commencer le cours.

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