L'amour

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On croit souvent que l’amour arrive comme un éclair.
Qu’il renverse, qu’il emporte, qu’il consume.
Alors quand tout tremble,
quand le cœur s’affole,
quand l’autre devient presque une nécessité.
On se dit :
« C’est lui. C’est elle. C’est sûr. »
Mais l’Amour…
le vrai…
arrive rarement dans le fracas.
Il arrive comme une présence qui ne force rien.
Quelqu’un entre dans ta vie
et soudain
tu n’as plus besoin d’être moins.
Moins intense.
Moins sensible.
Moins toi.
Tu n’as plus besoin de surveiller tes mots,
ni de cacher tes peurs,
ni de retenir tes élans.
Parce qu’en face,
quelqu’un ne cherche pas à te modeler
mais à te rencontrer.
Et c’est étrange, au début,
parce qu’il n’y a pas cette angoisse familière.
Pas ce vertige.
Pas cette peur de perdre qui serre la gorge.
Il y a autre chose.
Une sensation très calme
et presque déroutante :
tu peux respirer.
Respirer dans le silence.
Respirer dans les regards.
Respirer même dans l’absence.
Tu ne te demandes pas
si tu es assez.
Si tu es trop.
Si tu déranges.
Si tu risques de lasser.
Tu es.
Et cela suffit.
La bonne personne ne t’aime pas malgré tes ombres.
Elle t’aime avec la géographie entière de ton cœur
tes blessures,
tes élans,
tes fragilités,
tes lumières.
Elle ne te choisit pas contre toi-même.
Elle te choisit avec tout ce que tu es.
Alors un jour, sans t’en rendre compte,
tu cesses de te contracter dans l’amour.
Tu n’attends plus un message comme une preuve.
Tu n’analyses plus chaque silence.
Tu ne marches plus sur un fil.
Tu poses les deux pieds dans le lien
comme on pose les pieds dans une maison.
Et tu comprends enfin ceci :
l’Amour ne se reconnaît pas
à l’intensité de ce que tu ressens.
Mais à la paix que tu deviens.
Parce que la bonne personne
n’est pas celle qui te fait le plus tourner la tête.
C’est celle auprès de qui
tu n’as plus besoin de te perdre
pour être aimée.
Et quand tu la rencontres vraiment,
il n’y a pas d’explosion.
Il y a une évidence.
Quelque chose en toi murmure simplement :
« Ah…
donc l’amour peut être doux. »
Et c’est à cet endroit précis,
dans cette douceur qui ne t’enlève rien
que commence l’Amour.

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