Apocalypse

Une minute de lecture

Je le pris par le cou, pour lui communiquer ma paix.

Allons, que pouvait-il nous arriver ?

Nous étions ensemble, c'est ce qui importait ; je plantai mes yeux dans les siens et il se calma soudain.

Alors, je regardai autour de moi ; des milliers d'autruches venaient de planter leur tête dans le sable, tandis que la foudre avait frappé non loin de là.

Un arbre calciné en témoignait, à quelques mètres de nous.

Des anthropos figés dans leur dernière action jaillissaient de toutes parts ; et ce n'était pas beau à voir.

Certains, en train de dire du mal de leur voisin, avaient la bouche figée en un rictus horrible, d'autres, en train d'essayer de le voler, avaient les mains coupées, certains étaient venus avec des armes, et leur corps était déchiqueté ; ceux, enfin, qui avaient amassé de l'argent, des opportunistes, sans foi ni loi, étaient pendus par le cordon de leurs bourses …

Je garderai pour moi dans quel état se sont trouvés ceux qui avaient profité des sentiments … Calcinés …

C'était plus qu'un orage : une sorte d'apocalypse, mais, curieusement, les plantes n'avaient pas souffert …

Des oiseaux multicolores et de toute beauté volaient au-dessus du charnier ; une odeur de pourriture me vint subitement aux narines …

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