Il y a longtemps, nous parlions, nous riions, nous chantions ensemble. Des mots insouciants et des questions sur nos vies qui commençaient.
Puis, ce furent des invitations, des mises en garde, des constatations sur des faits personnels et d'autres liés à la société.
Des silences, une distance plus en kilomètres qu'affective, notre lien est resté. Toujours.
Et toujours ton accueil quand je descendais en vacances, toujours tes bras grands ouverts. Ton cœur prêt à recevoir et à donner, ton attention, ton écoute. Ton Amour.
Ta pudeur à te dévoiler.
Ton inquiétude à confier des expériences, des sentiments que tu sentais risqués. Réceptive et craintive de mon désir de te mettre en garde, de te protéger à mon tour. Nerveuse à l'idée que je puisse contrarier tes projets alors que je les devinais dangereux.
Je n'ai pas su te donner. Je n'ai pas su te protéger à mon tour.
Ton bonheur à mon bonheur.
Ta sensibilité à des mots de protection. Et ta distance, ton silence.
Mon repli.
Même si les sentiments entre nous persistaient.
Et la nouvelle de ta maladie, après toutes ces années.
Ne pas savoir où tu étais comment tu allais, où tu en étais.
Ma recherche, tant d'appels téléphoniques donnés pour te retrouver.
Des larmes d'émotion de te découvrir dans une structure médicale loin de chez moi.
Quelques mots timides, respectueux. Pour ne pas te braquer à nouveau. Te retrouver. Pour partager notre Amour.
Une rencontre, si forte en émotion. Le plaisir de se retrouver.
Ces rencontres, trop rares à cause de l'éloignement. Ces moments qui me remplissaient de bonheur et de peine de te voir atteinte si profondément. Par la maladie et par cette détresse qui te déchirait depuis l'enfance.
Quelques mots, mais intenses, vrais, profonds, pudiques, pleins d'une retenue idiote qui nous prive d'étreintes et de confidences. Mais qui n'atténue en rien les sentiments.
La lente descente. Que je savais inéluctable. Contre laquelle je ne pouvais rien. Si ce n'est, oser te dire clairement que je t'aime.
J'ai osé. Et j'en suis tellement heureuse.
Je t'aime ma grande sœur, tu m'as donné tellement, avec une telle générosité, une telle profondeur.
Tu as rejoins l'autre monde.
Je ne te téléphonerai plus. Mais je continuerai à te parler et je t'écouterai. Toujours. Parce que je sais que ce que tu me dis est profond, plein d'Amour, que tu veux mon Bonheur. Et j'espère que tu as trouvé le Tien. Du plus profond de mon cœur, je te le souhaite.
Table des matières
Commentaires & Discussions
| Chapitre unique | Chapitre | 13 messages | 2 semaines |
Des milliers d'œuvres vous attendent.
Sur l'Atelier des auteurs, dénichez des pépites littéraires et aidez leurs auteurs à les améliorer grâce à vos commentaires.
En rejoignant l'Atelier des auteurs, vous acceptez nos Conditions Générales d'Utilisation.
Déjà membre de l'Atelier des auteurs ? Connexion
