Poésie : L'empreinte d'un repas
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Un repas a bercé ma tendre enfance,
Ce n’était pas le plus doré, mais le plus gluant ;
Avec lui, je repoussais les limites de la panse,
De sa préparation, mère en fit un talent.
Je clame la pâte enterrée dans le crincrin,
Ce mets qui, sans carte, t’invite à l'exquise,
T’impose parfois le sommeil au détriment d’un bain,
Et laisse au cœur l’empreinte d’une enfance conquise.
Père ne dérogeait pas à cette règle :
Le dîner, c’était bien plus qu’un banquet ;
Il s’en servait pour rebâtir un ventre frêle,
C’était sa seule façon de remercier sa dulcinée.

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