II

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- Ces petits bons à rien, ils vont me le payer ! Oser s’introduire dans mon humble demeure, ils ont un certain cran, je dois l'avouer. Mais ce soir, je ne suis pas d’humeur ! Oh que non ! Tiens, tiens, voici mon petit Rémi ! Et sa copine Amanda, la plus belle, c’est un fait indéniable ! Mais chez moi, c’est moi qui dicte qui doit faire quoi !

L’homme âgé de soixante-dix ans avait un couteau entre la main, approcha sa lame sur la joue, humidifié par les larmes et il sourit :

- Mais non, ma petite ne pleur pas, ça ne va pas faire mal !

Puis il enfonça la pointe de son couteau sur le front d’Amanda.

Un cri j’allie du fond de ses entrailles,

- Je vous en supplie, arrêtez ! criait Rémi.

- Que me veut ce bon a rien Rémi c'est ça ? Tu n’es même pas foutu de faire tes propres lacets, feignasse !

Puis il arriva proche du visage de Rémi. Il s’approcha de très, très prêt, l’enfant pouvait même sentir l’odeur rance qui émanait de sa bouche pâteuse.

- Mais que vois-je ? C’est qu’il transpire comme un cochon. Comme l’un de ceux que l’on mène à l’abattoir. Mais n’aie de crainte, je vais m’occuper de toi ! Or, avant toi, il y a les beaux yeux d’Amanda qui me font du charme. Et il faut croire que cela fait si longtemps que je n’ai pas touché une femme.

L’homme s’approcha de la jeune fille et la regardait avec son air lubrique. Puis il, la toisa comme une proie et commença à défaire son manteau puis son chemisier, pour enfin laisser entrevoir de la peau.

Mais un bruit d’éclat de verre le sortit de son geste.

-Qui est là ! Vous êtes combien ma parole ! Je reviens et après je m’occupe de vous !

L’homme remonta les nombreuses marches de sa cave, lampe en main.

- Alors ils sont où ? demanda Paco affolé.

- Je sais pas, je monte à l’étage et toi tu restes là ok ?

Heureusement qu’Elodie et Solène se trouvent devant le portail, pensai-je.

Le bruit des marches était atroce. Et il fait si froid aussi. Puis je me retrouvais devant deux couloirs et je pénétrai l’aile gauche et ouvrit les portes, mais elles étaient toutes fermées. Merde, merde… j’allai à droite, mais rien aussi. Et au moment où je descendais les marches, j’entendu, Paco hurler et d’un coup plus rien.

J’avançai à tâtons sur les marches et je vis, le vieux maitre qui traînait Paco par le col qui laissait derrière lui une longue trace de sang.

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