7 : Totalement Consentante et pas si innocente
L'homme sourit :
- Et bien... En voilà une belle surprise, vous êtes magnifique, Sophie.
La femme assise presque en face de moi, porte son verre à la bouche sans me quitter du regard.
J'entends le deuxième homme pousser un bruit de contentement.
Derrière moi, Christophe se retire pour déposer mon manteau et vient se placer debout dos à la cheminée éteinte, il sourit.
Il fait plus que bon dans cette pièce, j'ai l'impression d'être projetée dans un film en plein milieu d'une scène.
Une ambiance particulière se dégage de cet endroit, peut-être dûe à la magie de l'instant, je ne sais pas.
Mais tout ce contexte fait que le trouble est à son comble, la peur est partie aussi facilement que l'on m'a retiré ce manteau.
Je crois que mon côté obscur ou plutôt que la coquine qui est en moi est réveillée, et que plus rien, ne pourra l'arrêter dans sa folie ! Et tout cela en si peu de temps !
Toutes ces barrières, ces questionnements, cette pudeur et cette retenue... Balayés, par le regard de ces inconnus et notamment par les yeux brillants de cet homme assis là, dans ce fauteuil.
Ce n'est pas qu'il soit bel homme, mais il dégage beaucoup de charme malgré tout. Il semble bien faire son âge, pas épargné par le poids des années mais pas non plus abîmé par celles-ci.
Comme il est assis, je n'arrive pas à déterminer sa taille. Il est plutôt bien en chair sans être gros, sa barbe et sa chevelure plus sel que poivre apporte un petit quelque chose à cet homme.
Bien que ne faisant nullement partie de mes critères de beauté et de séduction, je suis pourtant nue devant lui, et particulièrement attirée par cet homme.
Cet hôte, dont je ne connais toujours pas le nom, tend à nouveau la main vers moi, et la pose sur ma hanche. Dès que la pulpe de ses doigts est entrée en contact avec ma peau, j'ai senti comme une décharge électrique parcourir le corps. Je tourne la tête vers mon homme qui me regarde fixement, l'oeil brillant de désir.
Nous y sommes.
Je sens la main qui me caresse la fesse droite depuis quelques secondes la presser un peu plus :
- Approchez-vous encore un peu.
Je fais un demi pas. La voix grave et profonde poursuit :
- Voilà, laissez-vous faire.
Sa main glisse maintenant entre mes fesses pour venir effleurer mes lèvres...
Je ne puis plus rien cacher.
Je suis trempée, comme si mon sexe gouttait de désir.
Il me regarde dans les yeux, et me sourit...
J'ai beau être discrète, mais mon appétit sexuel doit avoir atteint un niveau que je ne dois quasiment jamais avoir ressenti : J'ai envie de sexe.
Je veux leurs sexes que j'imagine tendus dans leurs pantalons... dressés pour moi.
Il se lève, saisit délicatement ma main et m'invite à m'asseoir. Je me sens comme une princesse, mais nue. Comme envoûtée par cet homme, je me laisse totalement faire.
L'ensemble des convives suit des yeux le mouvement.
-Vous voulez une coupe de champagne ?
-Volontiers.
Et pendant qu'il me sert, il poursuit :
- Je suis sincèrement désolé de mon manque de correction, mais permettez moi de nous présenter je m'appelle Michel et voici mon ami de longue date Paul et sa femme Christine, la mienne, Chantal est malheureusement absente, en voyage organisé au Tyrol.
Une fois ces premières mondanités passées, Christine se lève et vient s'installer sur l'accoudoir du fauteuil où je me trouve, elle trinque délicatement contre ma coupe, boit une gorgée et se penche littéralement pour m'embrasser... c'est une bouche fraîche qui se pose sur mes lèvres et une langue au goût de champagne qui se mêle à la mienne.
Elle pose sa coupe et fait glisser ses mains sur ma peau.
Son mari, se rapproche et en profite pour lui faire glisser les bretelles de sa robe, laissant apparaitre une poitrine généreuse.
Elle se lève et laisse glisser le vêtement au sol, ne se retrouvant plus qu'en string face à moi.
Michel me reprend la main, me fait m'asseoir sur la table basse.
Christine qui n'a pas perdu de temps pour changer de proie, est déjà en train de déshabiller son homme.
Michel, lui, pousse et écarte mes genoux afin que j'ouvre plus les jambes.
Je suis assise sur un bout de table jambes écartées face à ce sexagénaire qui semble maîtriser totalement la situation, c'est surréel certes mais d'un érotisme sans nom. Tout y est. C'est troublant, indécent. C'est de la folie pure... Mais tellement, tellement grisant.
Il me regarde dans les yeux et se déshabille rapidement.
Je tourne la tête à la recherche de Christophe, il est non loin de moi, la chemise ouverte en train de se déshabiller lui aussi.
C'est sûr, nous y sommes.
Plus rien ne nous arrêtera dans cette folie sexuelle.
Je le sais.

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