Le premier voyage
- Pourquoi as-tu fui ?!
- Espèce de lâche !
Des pensées sombres, presque sinistres, me traversèrent l'esprit.
Je veux rentrer, fuir, partir… mais ne plus les subir.
Me dis-je, tandis que les voix continuent de me traiter de faible, de lâche et d’avortons sans valeurs.
Qu’ais-je fait pour mériter cela ?
Et puis soudain… Tout disparu : les voix, le sol glacial, la peur. Tout s'effaça, comme par magie.
Dans un éclair durant un orage qui n’existe pas, sur un flash de lumière provenant d’aucunes bougies, les voix devinrent murmure, écho, et se turent. Le sol froid s’effaça sous moi, comme s’il n’avait jamais été là, de tangible et solide à invisible, de froid mais réel à irréel. La peur qui était en moi s’envola… quel était donc cette magie ?
Je fermes les yeux et serre les poings,
Que se passe-t-il ?
Un instant immobile, long et court, étrange, passe puis…
J’ouvre les yeux, les livres ne sont plus là, les rayonnages ont disparu, les murs et le sol…
J'ai été amené quelque part.
Comment je suis arrivé ici ? Qui a pu m'emmener ? Et comment ?
Sont toutes les questions qui me traversent l’esprit
Je me redresse prudemment sur le sol.
Un espace blanc, presque clinique, sans murs ni plafond, s'ouvre à moi. De minuscules étoiles flottent dans l'atmosphère, émettant une lumière douce et apaisante L'endroit est silencieux, vide, et… infini.
je me lève en titubant, me grattant la tête, incrédule. A quelques pas de moi se tiennent cinq portails que dans ma béatitude, je n’avais même pas remarqué
À quelques pas de moi se dressent cinq immenses portails, chacun est sculpté avec une précision d’orfèvre et irradie d’une lueur différente.
Le premier émer une limière bleu nuit, sombre et profonde, avec des étoiles de différente taille, forment des couronnes et des tronnent eux détaille étrangement réaliste.
Le deuxième, quant à lui, brille d'une lumière rosée Des taches de différentes teintes de rose flottent dans le portail, formant des situations réelles, qui se passent principalement dans les écoles.
Le troisième rayonne d'une couleur violette, qui propage un léger parfum de lavande dans cet endroit inconnu Des pétales de fleur se réunissent pour former des armes militaires et des emblèmes de police.
Le quatrième, d'un orange électrique, semble refléter avec des espèces de taches de peinture colorées des livres, des crayons, des lettres, des chiffres…
Et enfin, le blanc… Le seul à être fermé par de lourds barreaux épais, ampéchant même une feille de papier de s'infiltrer.
Je reste figée.
Où suis-je exactement ?
Et tandis que je regarde ces portes, me demandant ou je suis, quelque chose s’agite derrière moi... Oui, j'en suis presque sûr… C'est cette présence qui m'a empêché de bouger plus tôt.
Je n’ose me retourner, reconnaissant cette présence qui, j’en suis certaine, m’a empêchée de bouger.
Une voix douce et autoritaire résonne autour de moi, faisant à la fois écho dans ce lieu sans mur et semblant émaner de tous les portails…
— Choisis un portail, fillette.
Je me fige.
Choisir…
Choisir quoi ?
Oui, et si je choisis, je fais comment pour revenir ?
Et qu'en est-il de ma famille, de mes parents, de mes amis ?
Et c'est quoi la différence entre ces portails ? Huh ?
Il veut que je choisisse, lui obéir juste comme ça ?
Mais quel culos…
La rage explose dans mes veines.
L'adrénaline monte alors que mes mains tromble sans que je puiss les arrêter.
Après quelques instants, je respire et vide mon esprit, cherchant à me calmer pour répondre à cette voix sans visage
— Vous êtes qui ?
Ma voix tremble en quittant mes lèvres.
Elle résonne dans l’immensité blanche.
L’écho s’étire… puis disparaît.
Aucune réponse.
Seulement ce silence immense de cet étrange endroit.
Mon cœur cogne contre ma poitrine.
Je suis pose que je n'ai pas le choix. Mieux vaut choisir que de rester les bras croisés.
J’avance.
Un pas hésitant.
Puis un autre.
Mon regard glisse d’un portail à l’autre… avant de s’arrêter.
Bleu nuit.
Profond.
Magnétique.
Je tremble.
D’excitation ?
De peur ?
Les deux, je crois.
Je tends la main qui traverse ce bleu étoilé.
Puis, petit à petit, mon corps tout entier traverse le portail, ne laissant aucune trace dans l'immensité blanche clinique.
La lumière m’engloutit.
Éblouissante. Puissante.
Et puis, tout deviens flou...

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