Saveur iodée

de Image de profil de LobidouLobidou

Avec le soutien de  Lana ♪♫ ♥, Petit Sylvain, AlexLou 
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Il est difficile pour moi de faire une différence entre cet endroit et mon image du paradis. Je ne crois pas en dieu, mais je sais que si le paradis existe, lorsque les portes s'ouvriront, il y aura cette odeur iodée qui me prendra les naseaux. Je sentirai le sel sur ma peau et le sable dans mes cheveux.

Quiberon, pour beaucoup, ce n'est qu'une station balnéaire sans âme. Pour moi, c'est le lieu de mes premiers souvenirs.

Le château gonflable sur la plage où on pouvait passer des heures avec ma sœur. Je peux encore sentir cette odeur de plastique chaud et la sensation de rebond dans mon estomac. Le glacier en bord de plage et sa file interminable de vacanciers en attente d'un rafraichissement. Le club Mickey où ma grand-mère nous déposait le matin, on s'y était etait fait des copains venant de toute la France. Le parc devant l'hôtel où nous séjournions et les nombreuses parties de cache-cache qui s'y sont déroulées avec les autres enfants de l'hôtel. La côte sauvage et son vent soufflant sur mon visage, on pouvait passer plus d'une demie heure à démêler nos cheveux quand nous rentrions. L'océan, froid, mais pour moi, c'était la température idéale. Je pouvais sentir sa fraîcheur sous mes pieds en m'approchant du rivage. Je m'amusais à regarder les autres vacanciers faire demi-tour après y avoir trempé un orteil. Voir papi nous rejoindre après 16h (et sa sieste interminable) en se demandant pourquoi nous étions etions déjà en train de nous préparer pour rentrer alors qu'il venait seulement de nous rejoindre. Les soirées au cirque dans l'arrière village, l'odeurs des lions et autres animaux me prenant le nez comme la douce promesse d'une soirée amusante. Les longues minutes passées au téléphone avec mes parents, dans la seule cabine téléphonique du quartier. Le téléphone etait bleue et ma grand-mère rechargeait la carte uniquement pour ces appels. J'etais du genre impatiente, et je m'énervais de voir ma soeur prendre tout son temps pour raconter sa journée aux parents alors que je ne voulais que rentrer à l'hôtel pour retrouver mes amis d'un été. Les nuits, partagées dans la même chambre que ma soeur et mes grands parents, et le ronflement de papi qui aurait pu réveiller un cadavre. Si seulement nous avions été en mesure de nous endormir avant lui, mais il était programmé comme une poupée pour enfants. À peine sa tête touchait l'oreiller, ses yeux se fermaient et le sommeil était là, ainsi que le bruit qui l'accompagnait.

On dit que la Bretagne est pluvieuse. Je sais que c'est vrai, mais dans mes souvenirs, je ne vois que le soleil et sa douce chaleur. Je ne ressens que la sable brûlant sous mes pieds. Je n'y vois que des beaux étés où rien d'autre ne comptait.

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En réponse au défi

Une ville, un village..

Lancé par AlexLou

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Commentaires & Discussions

Saveur iodéeChapitre3 messages | 1 jour

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