Le Poème de l’Étau
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Depuis septembre, mes saisons saignaient sous des draps sourds.
Ton visage flotte encore, tout coule, tout se brouille.
Départ glissait sans bruit, mes semelles suivaient seules.
Je t’ai cherchée, partout ; mes jours furent flous.
Marche désormais sans port, ma main serre l’écume.
Sous tes volets fermés, j’ai perdu beaucoup d’aoûts.
Ta vieille ombre persiste, mes songes s’y suspendront.
Nuit me rendra sans doute un grand remous demain.

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