Ivresse
Soirée d’ivresse, musique et danses, le son à fond.
Joints, lignes, alcools. Délires.
Lignes, alcools, joints. Folie.
Une silhouette, une ressemblance. Un espoir ?
Une attente surtout, un désir au plus profond des tripes.
Nuit de sexe, de corps à corps impudiques. Peau contre peau, à la recherche du plaisir.
Orgasmes. Délivrance. Silence, dos à dos. Indifférence.
Matin de détresse, sans caresse, sans une once de tendresse, une miette de douceur.
Souvenirs incertains. Nausées. Mal dans le cœur.
Le réveil douloureux, la bouche pâteuse, dans une chambre inconnue, auprès d’une inconnue.
La réalité de retour.
Une douche sur le désastre, puis un café plus amer encore que mon amertume.
En bas de l’immeuble un taxi pour ailleurs, loin, très loin de ce lieu froid, vide et sans amour.
Surtout pas d’au revoir, ni d’échanges inutiles de numéros de portable ou de promesses d’un prochain rendez-vous. En revanche, des regrets, des tas de regrets. De la honte aussi, et du dégoût.
En route vers demain en vue d’une autre rencontre, une autre illusion, un autre coup d’un soir.
Et pendant ce temps de désolation, toi là-bas, loin de moi, heureuse, épanouie. En vie.
Moi, toujours ici, ivre du désespoir de ton absence. En sursis.

Annotations
Versions