Orgueil I

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 Clic. Ma bouche. De ma langue, je mouille mes lèvres rubis. Pulpeuses et charnues, elles sont un appel aux baisers. J'aime les promener sur la chair, marquer quelque pauses et goûter, savourer. Mes dents, blanches comme neige, les accompagnent et mordillent, titillent, excitent et énervent.

 Clic. Mes yeux. Cernés de noir, les iris cuivrés sertis de pépites d'or contrastent avec ce fard prune qui les entoure. Je les sais rieurs, charmeurs, inquisiteurs. Ils sont le reflet de mon âme, ils sont moi. On pourrait se perdre dans cette profondeur infinie.

 Clic. Mes cheveux. Ils s'étendent jusqu'à la naissance de mes reins, irradiant un divin camaïeu de blond et de miel. J'aime jouer de leur longueur, cachant certaines parcelles de mon corps, en dévoilant d'autres. J'aime la pureté de me voir à demi-nue, ma chevelure couvrant mes seins pointus.

 Clic. Mes seins. Deux globes, ronds et pleins, pointant fièrement vers le ciel, appellent les badauds à l'admiration, détournent les regards et suscitent l'envie. Mes tétons, pointus et tendus, me font frémir au moindre contact et irradient mon corps de désir.

 Clic. Mon dos. Sa musculature discrète souligne la cambrure de mes reins jusqu'à leur chute, a la naissance de mes fesses. Bombées, charnues, elles appellent mains et regards à les admirer, les tâter, les palper.

 Clic. Mes cuisses, fines et musclées, dessinent un vide à leur naissance et marquent l'entrée de la caverne.

 Clic. Mon sexe. Malgré son aspect juvénile, l'instrument de mon plaisir n'a aucun secret pour moi. J'en connais par coeur la mécanique interne. Je l'ai maintes fois exploré avec mes mains et divers ustensiles, et en connaît chaque recoin, chaque cavité, chaque aspérité. Je sais chaque engrenage de mon orgasme et peut jouir sur commande.

 Clic. Je m'affale, buste au sol, la croupe tendue au ciel, les mains tendues en avant, en soumission totale. Les lumières bougent. Clic, clic. Quelques pas. Clic.

 Clic. Sur le dos, les bras autour de la tête, je garde les paupières mi-closes. Les jambes légèrement pliées, je cache avec une fausse pudeur mon sexe, préférant montrer mes seins et la taille de sylphide. Clic, clic, clic. La belle endormie, comme je l'appelle. J'étends mes cheveux en arc autour de mon visage. Clic, clic, clic, clic.

  • "Ça te plaît ?, je demandais sans vraiment douter de la réponse.
  • Oh oui, bien sûr, tu es superbe. Adosse-toi a ce mur et plie les jambes comme cela."

Il me montrait et je m'exécutais. Ce photographe avait beau être un novice, il savait ce qu'il voulait. Je suivais ses directives, je le laissais diriger. Après tout, il ne pouvait que réussir sa séance avec un modèle comme moi. Il profitait du spectacle que lui offrait mon corps, et moi de celui que m'offrait son sexe dur qu'on voyait à travers son pantalon. Je m'émerveillais de deviner ce long membre tendu qui marquait une bosse jusqu'à mi-cuisse. Plus je m'ouvrais à son objectif, plus la bosse grandissait et grossissait, et plus il rougissait.

 Assise à une table, je m'allongeais et ouvrais largement les cuisses, lui laissant une vue imprenable sur toute mon intimité. Je voulais qu'il craque, qu'il me saute après m'avoir tant désiré. Il devait stresser car il demanda à ajourner la séance. J'étais vexée, mais je refusais de ne pas arriver à mes fins. Je me relevais et m'avançais vers lui, toujours dans le plus simple appareil.

  •  "Je suis désolée. Peut être y a-t-il trop de pression ? lui sussurrai-je.
  •  Je ne sais pas comment te dire ça, bredouillait-il. Je n'ai pas l'habitude de ce type de séance, c'est assez perturbant et… comment dire…?
  •  Excitant ?, lui glissais-je avec un sourire amusé.
  •  Un peu, oui, concédait-il avec un sourire malicieux.
  • Écoute, je veux bien t'aider, mais fais-moi juste une promesse. Continue de me photographier. D'accord ?
  • Oui, d'accord, répondit-il après un léger silence. Tu as des idées pour la suite ?"

 Sans un mot, je m'accroupis et déboutonnai le pantalon. J'en sortis un sexe impressionnant, par sa taille et la tension qui l'habitait. Lui était surpris et ne savait pas comment réagir, il semblait paralysé.

 "N'arrête surtout pas de me photographier", ordonnai-je avant d'empoigner le sexe dressé face à moi. "Sinon, j'arrête" le menaçai-je. Mes yeux vers l'objectif, je frottais le sexe contre ses joues, déposais quelques baisers. Clic, clic. Je l'observais, m'amusais avec ma langue à détailler chaque veine saillante. Clic, clic. Mes petites dents mordillaient le membre dur et l'excitaient. Clic, clic, clic. Je pose enfin mes lèvres sur le gland libéré. Clic clic clic clic. Je l'embrasse doucement, de subtiles caresses, de légers frôlements. Clic. Clic. Enfin, je l'avale franchement, goulûment, de toute la profondeur de ma gorge. Un râle brise le silence de la pièce. Clic clic clic clic clic. Le sexe en bouche, j'entame des va et vient langoureux, sans quitter des yeux l'objectif qui me mitraille. Il se durcit, se cambre, il commençait à jouir. Aussi, en clou du spectacle, je le laisse venir sur mon visage et mes seins. Je le branle puissamment, jusqu'à extraire la dernière goutte de son foutre. Durant toute sa jouissance, on entendait un flot ininterrompu de déclenchements, capturant chaque instant, chaque geste, chaque mimique.

 La séance terminée, je récupérais l'ensemble des photographies et lui fit supprimer les plus intimes. En échange, je lui promettais un final similaire lors de notre prochaine collaboration.

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