Partie 2 : le déni, chapitre 1

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Voilà deux mois que c’est fini et, pourtant, c’est encore lui qui hante mes pensées.
Chaque chose que je fais, chaque chose que je dis, mon cerveau fait un lien avec lui.
Il me manque et je me sens comme vide sans lui. J’ai l’impression que, sans lui, je ne suis rien, comme un mouton abandonné par son berger.

Je pars aux États-Unis pour un mois. Je commence à parler de plus en plus avec Jérémy.
Je vois New York et j’en tombe amoureuse. Quelle ville splendide… et je comprends désormais son surnom : « The city that never sleeps ».
Quelle que soit l’heure, il y avait de la vie : des lumières, des voitures, des passants. New York grouillait de vie et, l’espace d’une semaine, sa magie a fait effet sur moi.
Les grands buildings me faisaient me sentir si petite et insignifiante.

Je m’enfilais burgers, cupcakes et pizzas sans me soucier de leur quantité astronomique de calories. C’était extraordinaire.
Le matin, je parlais souvent avec Jérémy.

Quand on quitte New York direction Orlando, je suis déjà nostalgique de la Big Apple.
C’est à Orlando que ça commence à bouger. Petit à petit, je pense de moins en moins à lui.
Comme on dit : « loin des yeux, loin du cœur ».

On visitait les parcs Universal Studios et l’on testait notre vertige dans des grands huit renversants.
Le matin, quand je me levais, je textais Jérémy, et je faisais de même avant de me coucher.

Puis me voilà déjà de retour sur notre petite île au climat tropical.
Jérémy me texte sans cesse, c’en est presque étouffant.

Je me souviens de décembre, quand il m’avait dit qu’il m’aimait.
Il ne m’avait pas lâchée pendant des semaines, car il voulait qu’on sorte ensemble et avait du mal à comprendre que non, c’est non.

Puis, un soir, il me dit qu’il m’aime toujours. Qu’il m’aimait depuis que j’étais arrivée, le jour de la rentrée, dans ma robe bleu pétrole, en me mordillant les lèvres.
Je lui réponds que je ne le vois que comme un ami.
Je ne lui dis pas, mais je pense encore à Corentin.

Le lendemain, rebelote. Le surlendemain encore.
S’ensuivent deux semaines où il me dit à tout va qu’il m’aime.

Je n’ose pas lui dire la vérité en face : c’est mon ami et je ne veux pas le blesser.
Ce sont les vacances, donc je ne vois plus Corentin ; il sort peu à peu de ma tête.

Je danse régulièrement et fais des abdos. C’est bientôt la troisième, et je dois être au maximum de ma forme à la rentrée.

Arrive un jour où je me réveille et je me dis qu’après tout, pourquoi pas ?
Après tout, nous n’avons qu’une vie. Chaque expérience vaut le coup…

Alors, le soir, j’envoie un message à Jérémy :
« Est-ce que tu veux sortir avec moi ? »

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