Courses à la voile
*
Le vent agite les mâts et ouvre les ailes
Mais les voiliers dorment encor, coureurs des mers
Groix et Belle-Ile rêvent en pensant à elles
Accastillages, goélands chantent, amers.
Quand la brume au soir tombe et que la vue se noie
Un kebab de Tunis évoque le jasmin
La bruine insidieuse pleure de joie
Demain, foule au départ et adieux de la main.
L’Atlantique sournois m’attend, couvert d’écume
La météo incertaine, peur, inconnu
Une cigarette me rassure, m’enfume
Pensées aux marins, l’un l’autre, pas revenu.
Océan traitre, les étraves tant aimées
Longue et lancinante étreinte, parfois chéris
Les skippers se déjouent de la houle, semées
Les victimes dansent au milieu des débris.
Mais je crois à la chance, riant du funeste,
Destin, coup de tabac, faux rivage trompeur
Ma bonne étoile sera lumière céleste
En moi, rage et victoire gonfleront mon cœur.
=0=
Inspiré du poème "Les voiles"
d'Alphonse de Lamartine.
http://poesie.webnet.fr/lesgrandsclassiques/poemes/alphonse_de_lamartine/les_voiles.html

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