Les oreilles du Matador (Sonnet)

Une minute de lecture

Dans l’arène s’assoient, rouge gobernador

Des notables en blanc dans le même ton pierre

Du sang sur le sable, gouttant d’une rapière

Parade un torero, trop fier campeador.

Funeste la nuit vient, huit heures à saint Pierre

Une chandelle luit, là-haut au mirador

Pleure femme en grand deuil, le matador se vide

Un coup de corne vif, à la parade d’or.

S'endort sous les gradins, flammes en la prunelle

Sous la lune luisant, une nuit à la belle

Le taureau se revoit, déchirant la capa,

L’homme pare trop tard, le bras levé promène

Dresse deux oreilles, qu’il destine à Chimène

Au bas ventre il saigne et un enfant crie Papa !

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Inspiré du poème "Le Cid"

de Georges Fourest,

http://www.paradis-des-albatros.fr/poeme=fourest/le-cid

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