Les oreilles du Matador (Sonnet)
Une minute de lecture
♫
Dans l’arène s’assoient, rouge gobernador
Des notables en blanc dans le même ton pierre
Du sang sur le sable, gouttant d’une rapière
Parade un torero, trop fier campeador.
Funeste la nuit vient, huit heures à saint Pierre
Une chandelle luit, là-haut au mirador
Pleure femme en grand deuil, le matador se vide
Un coup de corne vif, à la parade d’or.
S'endort sous les gradins, flammes en la prunelle
Sous la lune luisant, une nuit à la belle
Le taureau se revoit, déchirant la capa,
L’homme pare trop tard, le bras levé promène
Dresse deux oreilles, qu’il destine à Chimène
Au bas ventre il saigne et un enfant crie Papa !
=0=
Inspiré du poème "Le Cid"
de Georges Fourest,
http://www.paradis-des-albatros.fr/poeme=fourest/le-cid

Annotations
Versions