Le Fou Du Bus

Une minute de lecture

Elle avait toujours peur de moi quand je lui posais une question.

Elle changeait de place quand je m’asseyais à côté d’elle, alors que j’avais toujours été gentil.

Je sentais la peur dans son regard quand elle me parlait.

Pourtant, je ne comprends pas, j’avais toujours été gentleman avec elle.

Un soir, on était tous seuls dans un bus, dans ce même bus, et c’est comme si elle était devenue plus apte à me parler.

Elle avait même plus peur que d’habitude, mais cette fois-ci, elle était plus ouverte d’esprit, plus apte à discuter.

Là, elle m’a dit qu’elle était gardienne forestière, qu’elle sauvait les animaux, qu’elle s’en occupait, qu’elle aimait beaucoup les animaux.

Mais, pour quelqu’un qui disait aimer les animaux, elle avait toujours d’autres chats à fouetter quand je lui proposais un rendez-vous.

Elle avait toujours quelque chose de prévu.

Et je me suis rappelé avoir entendu dire que la galanterie n’était plus à la mode, qu’elle s’était fait remplacer par la barbarie.

Que les gentlemen s’étaient fait détrôner, avaient perdu la première place face aux «bad boys».

Et donc je me suis dit : la prochaine fois que je la croiserai, je ne l’accueillerai plus avec « Bonjour, comment allez-vous madame ? »

Mais plutôt avec un : «Comment ça vas mamzelle, bouge ton boule salope et un coup de poing dans la face».

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