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De retour à son bureau, PJ trouva Zanzarelli et Augeron qui l'attendaient.
— PJ, voici ce que nous avons trouvé. Le gardien confirme que Naudin est sorti de son immeuble vers 3 heures 45 lundi matin. Il l'a vu monter dans un véhicule qui l'attendait. Il a trouvé ça bizarre à cette heure-là mais n'a pas posé de questions.
Augeron enchaîna :
— Voici aussi la liste des occupants de l'immeuble. Naudin vit seul au deuxième étage. Pas de colocataire, pas de famille sur place. Faut-il enquêter sur les autres occupants ?
PJ jeta un coup d'œil sur la liste.
— Non, inutile. J’ai une autre mauvaise nouvelle : l'ex-épouse du patron a été assassinée, étranglée probablement cette nuit. Mais, passons, j’ai une mission pour vous. Je vous fais entièrement confiance mais je ne vous donnerai aucune explication sur les motifs de ce que vous devrez faire. Il s’agit avant tout de vous protéger car en cas de problème je prendrais tout sur moi. Vous pouvez cependant refuser, je ne vous en voudrais pas et il n’y aura aucune conséquence. Alors ?
Augeron répondit le premier, rejoint par Zanzarelli.
— Je marche avec toi.
— Moi aussi. Explique.
— Vous devez vous débrouiller pour vous installer à Issy-les-Moulineaux, en face du 108 impasse des 3 Beaux Frères. Il faudra noter toutes les allées et venues de cette maison et photographier tous les individus qui y entrent ou qui en sortent, pour identification. Encore une fois, cette mission n’a rien d’officiel mais vous vous doutez qu’elle est en rapport avec les affaires qui nous occupent depuis quelques jours. Vous ne rendrez compte qu’à moi ou à Héloïse si je ne suis pas joignable. Je m’arrangerai pour justifier votre absence. Des questions ? Au travail.
Les lieutenants partis, Héloïse et PJ discutèrent de l’assassinat d’Hélène de L’Orme.
— Le ménage continue. Je me demande qui sera le prochain, mais le flic ripou au moins est à l’abri. On a le temps d’aller à Poissy.
— Oui, il n’y a rien dans le fichier central.

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