Le corps des absents
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Il m'est parfois impossible de transformer
Les sentiments en mots à assembler.
Ils quittent le refuge flou, obscur de mon esprit,
Enfilent leur costume de réalité, s'évadent pour de bon,
En chair et en os, pour danser hors de mon esprit ;
Ils y laissent un reflet à peine terni.
Chaque fois que je me lève, je veux crier
Pour ceux qui ne verront plus le soleil se lever.
Tous ceux que j’ai vus partir, je veux chanter
Pour ceux qui ne peuvent plus parler.
Marcher pour ceux qui ne fouleront plus cette terre,
Frapper pour ceux qui ne pourront fermer le poing...
Mais je veux rêver, rêver, Jusqu’à ce que cela devienne réalité.

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