Ô l'immense joie de larguer les amarres

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Ô l’immense joie de larguer les amarres vers l’inconnu

Le jeune poète s’en était allé les mains dans ses poches crevées.

Et mon caban, chiffonné sur cette bannette chaude, quel est son idéal ?

Les soirs bleus d’été n’ont pas de sentiers,

Et les blés mouvants ne sont que menus embruns

Ô l’indicible paix quand enfin mon regard se pose sur l’horizon

L’air vif et iodé, voilà le remède à mes errements

Entourée de mer, trempée de bruine, secouée de coup de vent

Miroir de liberté, mon âme nue se baigne dans ton opacité

Fuite en avant – je me relève, pour tomber.

***

Une bouteille à la mer

Je ne suis pas différente

Défauts noirs et sel amer

Voile de joie transparente


Faut-il que j’accepte ou change

Questions infinies imparfaites

Où les pensées se mélangent


Le bien le mal se dérangent

Confuses sur ma palette

Triste gris qu’un grain complète


Horizon net seul amer

Je ne suis pas différente

Comme un arbre ici je plante

Une bouteille à la mer.

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