Hollandais volant
Une minute de lecture
Je suis un vaisseau : un bois souple
Cette coque est mon corps
Il encaisse les longs cours
Sur toutes les mers, dans les pires tempêtes
Même dans le brouillard, voilure réduite
J’avance toujours
Alors pourquoi le compas semble me mettre à la cape
Tous ces courants me traversent et m’épuisent
Mon esprit est-il de voiles et de nuages
Ou de souffles épiques et de tristes pensées
Mais je suis un océan de déferlantes
A la recherche d’un rivage
Un vaisseau sur une houle de sentiments
Ennuyeuses Sargasses ; j’affronte des doldrums
A grands coups de musique et de rhum
Je suis un vaisseau au carénage
Statique, je n’en peux plus de gîter
Sur cette plage de confort
Méditerranée sans marée
A quand le prochain départ
Pour redevenir
Marin à jamais.

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