Journal de bord - 1
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Piano d’abord – accordons-nous.
Laissons l’imagination transportée par un flot d’improvisation d’une touche à l’autre – les noires, les blanches – vers une fin arbitraire, impalpable réalité de la musique.
La fin d’une phrase. Une fin ouverte. La fin d’un temps.
Piano d’abord – accordons-nous.
Je jette une mélodie, je la laisse se déployer, se répéter et se relancer,
Dans un plaisir renouvelé, une vague toujours recommencée.
Cette phrase comme une aventure de ratés en errements,
De bonnes trouvailles en accords parfaits.
Autant de pages à noircir sur le lutrin de la création, dans mes pérégrinations solitaires.
Je mets le piano d’abord, mais la musique est concomitante à l’écriture.

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