Provence
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Les étés sont si longs. Interminables.
L’automne débutant, j’en suis encore à chercher la fraîcheur.
Dans l’ombre, un souffle de vent.
Tout est lourd dans ces chaleurs qui s’attardent,
Surtout la vie qui couve dans ce ventre pesant ;
Mon quotidien se traîne vers ton retour
Dans un moite inconfort – Midi m’incommode.
Une nouvelle aventure se prépare, et comme à mes premiers départs,
Une peur insaisissable se niche dans mes entrailles,
Inquiétude d’un déchirement inconnu.
Mon corps est-il assez aguerri ?
Mon esprit assez combatif ?
Mon âme assez déterminée ?
Élever ce bourgeon d’univers est une indescriptible félicité,
Mais j’accoucherai bientôt d’une tempête sur mes jours.

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