Balade in Nîmes
voici ce que j'avais écrit en 2025 au sujet de ma ville : Nîmes
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Je flâne souvent à Nîmes,
Dans sa mémoire intime,
Son essence romaine,
Son antique saveur,
Son histoire et son art..
Sa beauté, ses couleurs…
Je m’immerge un moment,
Au cœur des monuments,
Où mes rêves s’égrènent..
Je parcours les remparts,
Dont la trace est fantôme,
Invisible aux humains ..
La tête un peu ailleurs,
J’entre dans les arènes,
Où flottent mes atomes,
Pour être spectateur,
D’hier et de demain,
Et voir des gladiateurs,
Se battre avec leurs fers,
Mais j’entends des « olé »,
La Ola, des concerts,
Des bravos, des tollés,
Et des toréadors,
Des rires, des mises à mort..
Je savoure un café
Sur la place du marché,
L’endroit du crocodile
Et du noble palmier,
Emblème de la cité..
Les rues sont parsemées
De leurs clous par centaines ..
Je déambule en ville,
Par la maison carrée,
L’Auguste porte ancienne..
Je viens saluer Diane
Devenue occitane..
J’erre et je me libère..
A mon gré je m’égare,
Me créant un dédale,
N’orientant pas mes pas..
J’irai dimanche aux Halles
Près de la cathédrale,
Et j’y prendrai un verre
Au milieu d’une fanfare,
Repensant aux ferias..
Ces fiestas de Provence,
Où tout l’univers danse,
Et où la foule est soûle,
Délivrée par l’ivresse,
De l’éphémère état,
Du fulgurant éclat
De son immense liesse,
Et de l’alcool qui coule,
Au fond des bodegas,
Au sein des apéros,
Au son du flamenco,
Au tempo des peñas,
De l’écho de nos voix,
Sur la Coupo Santo!
Nous sommes fous les gaulois !
J’avance et j’improvise,
Au hasard de la chance,
Vers un temple, une église,
Ou bien au Sémaphore
Qui fait son cinéma..
Car je sais le silence,
Dont j’explore et dévore,
Les heures de douce transe,
Où je crois qu’ici bas,
Les verrous du réel,
Les barrières des mortels,
Soudain s’y désagrègent
Me laissant au manège,
De voiles qui me protègent..
La tour Magne tranquille,
Secrètement domine,
Observant les destins,
Tout en touchant le ciel..
J’emprunte les chemins
De calcaire et d’argile,
Qui mènent aux 7 collines,
Aux jardins éternels
Autour de leur fontaine ..
Ma balade m’entraîne
Au creux de mon enfance,
Jusque vers nos lycées..
Puis dans mon odyssée ,
Je franchis les espaces,
Les quartiers et les places,
Baignés dans la lumière
Et la chaleur intenses,
Du soleil de Garrigue..
Sous lequel on vénère ,
Les taureaux et les pierres,
Les vestiges grandioses
Entourés de mystère,
De langueur, de fatigue,
Et d’étés en hypnose,
Car le feu vit dans l’air..
On y vibre et respire
S’y anime et espère
On y aime et soupire,
Non loin des flamands roses,
D’un vieux pont, de la mer,
Des gorges de rivières,
Des cimes ou des plaines,
En Camargue, en Cévennes,
Ces terres où je navigue..
C’est ainsi que j’existe,
En ce lieu qui subsiste,
Qui traverse les temps,
Les ruines et les gens,
Que je plonge dans l’intrigue
qui émane et transpire
De l’ancestral empire ..

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