Quand la mort frappe à la porte
Quand la mort frappe à la porte, la plupart la rejettent et plaident leur cause et leur envie de vivre. Ils évoquent le temps qui est passé si vite qu’ils n’ont pas pu en profiter. Ils pensent à leur famille, à ce qu’ils vont laisser derrière eux, à ceux qu’ils vont laisser aussi. Ils aimeraient rester plus longtemps et repousser cette vérité. Mais rien n’y fait et, implacablement, la mort abat sa faux sur chacun d’eux…
Et puis il y a ceux qui l’attendent. Jour après jour, ils guettent sa présence à la porte. Ils scrutent leur vie dans l’espoir de voir son ombre se dessiner, ils soupirent devant ce temps si long qui semble s’étirer un peu plus chaque jour et prient pour que celui-ci s’arrête. Ces gens-là ne pensent pas à leur famille, ni au vide qu’ils ne vont pas laisser derrière eux. Ils aimeraient partir plus vite et cherchent à attirer l’attention de cette libération. Et quand enfin elle pose le regard sur eux, ils l’accueillent chaleureusement, elle qui est la seule à leur tendre la main…
— Toc. Toc.

Annotations
Versions