Epilogue
Merci à ma chère Prune pour ses pérégrinations vénitiennes, sans lesquelles mon inspiration de chroniqueur semi-historique serait probablement restée au point mort, frein à main bloqué au fond d’une gondole humide de la lagune.
Quant à Enrico Dandolo, s’il bénéficie encore aujourd’hui d’une certaine renommée, il me semble — et ceci n’engage que moi — qu’il demeure quelque peu relégué à l’arrière-garde de l’Histoire, lui qui brandissait autrefois la bannière de Saint Marc sous les murailles byzantines.
Il faut dire qu’entre empereurs, papes, sultans et autres conquérants plus photogéniques, un vieux marchand vénitien presque aveugle peine parfois à conserver toute la lumière.
Et pourtant, j’ai comme l’impression de l’avoir encore croisé ici et là, notamment dans la série des jeux Civilization, où Venise possède d’ailleurs cette faculté particulièrement irritante de devenir immensément riche sans bouger de ses marécages.
Ce qui, reconnaissons-le, reste historiquement assez fidèle.
Si le personnage vous intrigue davantage, je vous invite, comme toujours, à enquêter par vous-même.
Car oui… mon 3310 demeure quelque peu défaillant.
À bientôt.

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