Part. 7 - Épilogue en suçotant du chèvrefeuille

Une minute de lecture

Je repense souvent à cette femme à la peau noire dont la joue m'avait attirée au point d'en suffoquer un jour, dans ce transport en commun que nous partagions fortuitement.

Tout ce qui m'était arrivé ensuite n'était-il pas de sa faute ?

Fort heureusement maintenant, je mange des fleurs. Je viens de découvrir que le pistil du chèvrefeuille est délicatement sucré et j'en suçote toute la journée.

Ma vie d'avant me manque un peu.

Et je me souviens que...

Je trouvais particulièrement plaisante la couleur framboise des sièges du métro. C'était un choix audacieux, ce camaïeu rose carminé pour poser nos fesses. Alliée au léger roulis de la rame, cette teinte m'enrobait telle une crème délicate sur un petit four du dimanche.

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