Chapitre 5
Les deux monstres rentrent dans la maison. Je les suis. Ambre descend les escaliers. Elle n’a qu’un short court recouvert d’un long t-shirt, et mon cerveau commence à partir en vrille.
— Merci Gabin de les avoir ramenés. Tu veux manger un petit truc avant de partir ? On a du jus dans le frigo et j'ai fait des muffins au chocolat.
— Ce serait un plaisir.
— Suis-moi, on va dans la cuisine.
Le lieu est toujours agréable. La plaque de petits gâteaux semblait attendre que moi. Ambre sort des assiettes du placard et les dispose de part et d'autre de la table. Je m'installe sur le tabouret en face du frigo et pose un gâteau dans mon assiette. Ambre sert les verres de jus et ajoute des vermicelles sur les muffins.
— Ils n'ont pas été trop énervants ?
Me demande-t-elle, plus par gentillesse que par réel intérêt.
— Oui, ils sont sympas, tes frères.
Elle croque dans son muffin, en regardant les deux petits gars qui tentaient de faire atterrir leur balle de ping-pong dans leur jus d'orange.
— Tu fais des études ?
Me demande Ambre. Elle me regardait droit dans les yeux, attendant sa réponse. Elle m'intimidait.
— Non.
Un mot, rien de plus. Elle non plus n'avait pas quoi dire. Elle mangeait en silence, en évitant de me regarder. Remarquant la gêne ambiante, je renchéris.
— Et toi ?
Elle me répondit avec entrain :
— Je vais à l'université, c'est ma deuxième année de droit. J'aimerais être avocate.
— Ah, super.
Pourquoi fallait-il qu'elle soit dans le droit ? Et surtout, pourquoi avocate ? Elle pourrait faire plein d'autres choses, mais elle a choisi de faire avocate. J'avoue que ça me déplaît énormément. Mais bon, c'est quand même la plus belle fille de la planète, alors je ne veux pas passer ma chance. A la fin du goûter, je regarde les trois paires de mains débarrasser la table. Quand ils ont fini, Armand me tire le bras pour que je joue avec lui. Je me laisse faire. Anselem monte dans sa chambre et s'enferme. Armand me lâche dans le salon pour allumer sa console.
-Ambre, tu veux jouer ?
Demande-t-il en hurlant. Mes oreilles se sentant agresser.
-Non je dois faire un devoirs, demande à quelqu'un d'autre.
-Ansy, tu veux jouer ?
Armand n'obtient aucune réponse après sa deuxième agression de mes tympan et se résigne a jouer qu'avec moi. Il allume la télé, branche sa console et me tend une manette.
-Tu sais jouer ?
-Pas du tout petit.
Il me regarde droit dans les yeux comme si je venez de dire que j'étais un dinosaure.
-Attends c'est vrai ! Tu ne sais pas jouer à la console.
C'est hurlement commence à m'agacer. Il me donne envie de le frapper mais je me retient. Il m'offre sa sœur sur un plateau d'argent.
Il m'explique rapidement les rudiment du jeu et lance une partie. Il m'abat à chaque partie qu'on et ne se lasse pas de mes défaites. Moi si. Le jeu m'agace. Je perd tout le temps. Et Armand n’arrête pas de sauter de joie.
-On peut faire autre chose petit.
-Mais pourquoi ? On s'amuse bien là.
-Non vraiment pas.
-Bon d'accord. Viens Gabin je vais te montrer ma chambre.
Il m’emmène à l'étage. Ouvre la porte de sa chambre et s'assoie sur une chaise.
-Et voilà ma chambre, tu aimes.
Il avait 4 murs, un lit et un chauffage et pour couronner le tout une fenêtre. Mais il me demandais si sa chambre était bien. Bien sûr que je l'aime.
-Elle est sympa. Tu penses pas qu'on devrait appeler ton frère pour qu'il vienne avec nous ?
-Non Gabin, on est en crise. Murmura-t-il.
-En crise ! Mais en crise de quoi ?
-Moins fort soldat Gaby ! Je peux t’appeler Gaby ? Ou tu préfère Gab ?
-Euh... N'importe. Mais je comprend pas pourquoi on est en crise ?
-Bah tu es bête ou quoi ? Pour ma sœur ?
Je ne le comprend vraiment pas ce petit. Il ne me dénonce pas, m'invite à venir chez lui et m'aide à reconquérir sa sœur. Il sort une feuille et un crayon mordillait. Il s'installe sur son bureau et me demande si je suis près. Je me prend au jeu.
-Oui chef.
Il écrit et dessine mais ne m'autorise pas a regarder. Je fronce les sourcils un peu énervé. Je dois rester calme. Quelqu'un toque à la porte. Armand s'empresse de ranger la feuille et ouvre la porte. C'est Ambre.
-Tu veux quoi Ambre ? Demanda Armand.
-Il va être 19 heure. Comme les parent sont en bas je voulais proposer a Gabin de rester manger.
Elle tourne la tête vers moi et ajoute.
Si tu es d'accord bien sûr.
Je ne voulais pas. Des parents. Des adultes. Je regarde partout autour de moi. J'ai peur. J'ai chaud. Je panique. Ambre s'inquiète. Je le vois dans son regard. Je baisse les yeux. Je ne peux pas. Armand me demande si je vais bien. Je n'arrive pas à répondre. Je tremble. Je ne comprend pas pourquoi. Je n'ai jamais eu de crise de panique. Même quand je devait me confronter à un adulte. J'étouffe. Il me faut une cigarette. Je fouille mes poches. Attrape le briquet et une clope. Je veut l'allumer mais Ambre m'attrape la main.
-Pas ici Gabin. Vient sur la terrasse en haut.
Je ne lui répond pas. Il n'y a pas besoin. Ambre me fait monter en haut. Je la suit sans réfléchir. Elle reprend les escaliers. Je n'avais pas remarquer qu'ils monter encore la dernière fois que je suis venu. Je pensais qu'on pouvait passer que pas la salle du piano. Elle ouvre une baie vitrée. J'allume enfin ma cigarette. Elle me regarde toujours. Mais ne dis rien. Moi j'essaie de me concentrer sur autre chose. Je n'y arrive pas. Sa présence dans mon dos me perturbe. J'ai envie de la prendre dans mes bras. A la place, je cherche une autre cigarette a fumer. J'en ais plus. Je serre les poing.
-Je veux rentrer à l'auberge.
Je ne me suis pas rendu compte que je l'avais dis tout haut. Ambre s'approcha et me demanda.
-A l'auberge ? Tu veux pas rentrer chez toi ?
C'est pire que avant, je suis piégé. Soit je lui dis et elle découvrira qui je suis vraiment soit je ne dis rien mais elle finira par se poser des questions et je serais foutu. Je ne sais pas quoi faire alors je ne fais rien.

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