INRI

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INRI : Comme vous l’avez surement remarqué, afin de répondre à la nouvelle norme « Prix Qu’on court » inaugurée en 2011 par Houellebecq, ce roman comporte plusieurs extraits copiés dans Wikipédia. D’autre part, la rude concurrence commerciale entre éditeurs nous obligeant à nous tenir au plus près des aspirations du client’lecteur, ce roman vous permet de choisir parmi plusieurs chutes alternatives. Merci de sélectionner une des fins suivantes (et de nous retourner les autres à vos frais):

Fin N°1 … et la musique céleste avaient disparus.

Raymond baissa les yeux sur la poitrine flottant à portée de son nez, déjà oublieux des vociférations époumonées et du carnage passé.

- Monsieur Raymond, vous m’entendez ? … Monsieur Raymond !

Il émergea lentement, réussissant difficilement à soulever son regard, toujours aspiré par l’opulente poitrine de l’infirmière.

- Ou suis-je ? s’entendit-il clicher.

Son épouse se précipita, dégageant l’accorte soignante d’un coup de son proéminant postérieur.

- Mon chéri, tu t’es enfin réveillé ! Tu es à l’hôpital. Quelle peur tu nous as fait.

- Mais que s’est-il passé ?

- Tu jouais avec ton gendre sur la Wee* à un truc genre guerre galactique et tu te prenais pour D’arc Vat Dehors. Tout en vociférant, tu trucidais à grands coups de manette tous les monstres qui apparaissaient à la télévision. Soudain, pris dans l’élan, tu as glissé sur le tapis que nous a donné ma mère et tu as éclaté d’un coup de tête le buffet en chêne que nous ont offert tes camarades de boulot pour notre mariage.

Chose surprenante, ce n’était pas de la camelote, car tu viens juste de te réveiller qu’aujourd’hui.

- Aujourd’hui, mais quel jour est-on?

- Ben, mercredi, pourquoi ?

- Mercredi ! Vite aide moi à m’habiller, il y a écriture ce soir et je viens d’avoir une super idée pour une nouvelle de SF.

Tout en enfilant son pantalon, Raymond ajouta pour lui-même.

- Et comme le dirait mon amiz Forrester, dans un club d’écriture l’important c’est d’écrire, car que la nouvelle soit bonne ou pas, le résultat est de toute façon assuré…

*Prononcez : La’Oui.

Fin N°2 … et la musique céleste avaient disparus.

Raymond baissa les yeux sur la poitrine flottant à portée de son nez, déjà oublieux des vociférations époumonées et du carnage paCLAC !

- Alors ?

- Franchement, ça vaut pas une pointe ton truc… Des jeux de mot à la noix : La’Nhon/ la Wee, Néhentot’hal, D prime hé, Kassoss-ial, H’hil, des lieux communs comme Thérat-trente et un.

Je te parle même pas de ton narrateur qui traverse l’histoire sans jamais arriver à s’y intégrer … Nul !

- Et pour les clichés ?

- Là çà va, point trop n’en faut. Mais sans vouloir de décourager, le mieux, je pense, est que le mercredi soir tu te contentes juste de boire.

- Tu crois vraiment que c’est à ce point-là ?

- Heu... Comment de dire … Cela ne t’étonne vraiment pas, d’être invité à écrire que les mercredis soir ?

Fin N°3 … et la musique céleste avaient disparus.

Raymond baissa les yeux sur la poitrine flottant à portée de son nez, déjà oublieux des vociférations époumonées et du carnage passé.

- Alors, qu’est ce çà donne ?

- Un truc de ouf, c’te vérole ! Imagines, quand j’ai piraté le dernier jeu pour la Wee, une partie d’un autre jeu s’est mélangé dans le décor.

- Comment çà, mélangé ? Comme un virus ?

- Un peu la même chose, à part que çà ne cause pas de dégâts. Juste un personnage supplémentaire qui s’intercale de temps en temps dans le paysage. Il peut interagir avec les personnages automatiques et le décor, mais il n’a pas d’influence sur les héros pilotés.

- Et tu peux t’en débarrasser ?

- Je suis en train. J’ai trouvé un programme de nettoyage d’enfer sur www.lolitas-ménage.com et pour le moment çà au moins l’air de le scotcher…

Fin N°4 … et la musique céleste avaient disparus.

Raymond baissa les yeux sur la poitrine flottant à portée de son nez, déjà oublieux des vociférations époumonées et du carnage passé.

- Raymond, est-ce que tu m’entends ?

La poitrine rebondie, sujet de toutes ses attentions, se dégonfla insensiblement jusqu’à devenir un poitrail de vieillard chenu.

- Oui je t'entends, je t'entends... Même un sourd t’entendrait. Pasticha un Raymond quelque peu déçu.

- Comment ?

- Rien, laisse tomber… poursuivit Raymond. Je suis où là ?

- Tu es parmi nous, mon enfant, lui répondit un grand-père barbu à la toison aussi laiteuse que luxuriante, habillé de blanc des pieds aux épaules.

Raymond se souleva et essaya de regarder au-delà des ailes blanches et des chevelures vaporeuses de la foule qui l’entourait. L’horizon se perdait dans une succession de volutes brumeuses, sans limite bien définie.

- Mais z’encore ?

- Vois-tu, mon enfant, tu étais en train de pirater une console de jeu, la Wee, que tu avais oublié de débrancher et... enfin … la bonne nouvelle c’est que ta mort a été instantanée.

- Attendez, vous n’êtes pas en train de me dire que je suis au paradis ?

- Tu as d’abord passé quelques temps au purgatoire, afin que tu puisses comprendre ce qu’a été ta vie. Une vie vide de sens à force de l’user sur des jeux virtuels. Une vie passée à côtoyer des gens sans jamais s’intéresser au sort de personne. Mais tout cela est du passé et maintenant tu es arrivé dans ta demeure éternelle.

Raymond jeta un nouveau coup d’œil circulaire sur le cercle froufroutant d’angelots aux têtes de premiers de la classe.

- Et je suppose que pour les trente vierges en attente de découvertes osées, je ne me suis pas réveillé dans le bon camp ?

Spécial dédicace à Marc, Luc, Mathieu, Jean, Mohamed et Mel.

Fin N°5 … et la musique céleste avaient disparus.

Raymond baissa les yeux sur la poitrine flottant à portée de son nez, déjà oublieux des vociférations époumonées et du carnage passé. - Raymond, Raymond, vous m’entendez ?

Il émergea lentement, réussissant difficilement à soulever son regard, toujours aspiré par l’opulente paire de seins de l’étrange et accorte apparition.

La voix étrange, éthérée, semblait venir de toutes les directions à la fois.

- Pour moi pas de problème. Je vous reçois cinq sur cinq. Vous m’entendez, vous ?

- Oh oui, Raymond je t’entends. Nous t’entendons.

- Et c’est qui, nous ?

- Il y a votre épouse Joséphine, votre sœur Marie-Thérèse et vos voisins de palier Robert et Georgette. Nous sommes tous réunis en communion, main dans la main et nous vous parlons par mon intermédiaire… Je suis Irma, la médium du rez-de-chaussée…

- Attendez, ne me dites pas que vous êtes tous assis autour d’un guéridon et que… je suis mort !?

- Oh non, bien sûr. Les guéridons étant un peu difficiles à trouver de nos jours,nous nous sommes rabattus sur une table ronde de chez Ikea. Le plus difficile a été de la monter, mais Robert nous a été très utile. C’est un bon bricoleur, comme vous le savez… et, … enfin, bref, pour le reste, par contre, j’ai bien peur que vous n’ayez vu juste. S’étant maintenant totalement déconnecté de la copieuse poitrine, Raymond demanda.

- Comment est-ce arrivé ?

- Je n’ai pas tout suivi, mais une histoire de manette de La Wee qui vous a échappé des doigts au cours d’une partie endiablée et que vous avez voulu rattraper avant qu’elle ne passe par le balcon et… vous l’avez suivi.

Fin N°6 … et la musique céleste avaient disparus.

Raymond baissa les yeux sur la poitrine flottant à portée de son nez, déjà oublieux des vociférations époumonées et du carnage passé. Il semble que Raymond revienne parmi nous et en pleine forme. Vous voyez çà dans le blanc de ses yeux ? Non, mais son regard est effectivement un bon indicateur de sa santé et pour le moment il plonge directement dans l’échancrure de ma blouse. Ha,ha ! Sacré Raymond ! Le regard hagard de Raymond décrochant enfin de l’opulente poitrine, alla se poser sur un cylindre métallique protgé par une coupule trasludcide. Son esprit remettait petit à petit les choes en place. La découverte d’un artefcat vieux de milliers d’années et relativement bien conservé avait révolitionné tout ce que la planete comptaiteny de scientifiques histotriens … L’idée est un rapprochement moléculaire basé sur le Carbonne 14. Une sorte de voyage dans le temps par l’esprit (théorie blouc blouc)

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