Chapitre 2 – La succession d’Espagne
Penchons-nous maintenant sur la succession du trône d’Espagne aux alentours de 1700.
Les Habsbourg d'Espagne, en mal d’héritier direct — pour cause de consanguinité avancée, mais pas uniquement — se retrouvent quelque peu… embarrassés.
Comme vous le savez, il n’est pire situation qu’un trône vacant. Et si votre humble baladin, fort de ses heures passées sur Crusader Kings III, n’aurait jamais laissé la dynastie se déliter de la sorte — quitte à confier le trône à une héritière au caractère… affirmé, cumulant à elle seule plus de vices que de vertus et tenant ses vassaux d’une main de fer —, il faut croire que les Habsbourg furent moins inspirés.
Après bien des palabres, par missives, par l’épée et parfois à coups de canon, devinez qui tire son épingle du jeu ?
Notre Louis XIV préféré, qui finit par imposer l’un de ses petits-fils sur le trône tant convoité.
Cocorico, encore une victoire !
Ledit petit-fils, Philippe V d'Espagne, fondateur des Bourbons hispaniques, renonce toutefois — pour lui et sa descendance — à toute prétention au trône de France.
Gageons cependant qu’aujourd’hui encore, si d’aventure la monarchie devait être symboliquement rétablie dans notre Colisée politique national, les débats ne seraient pas tout à fait clos…
Mais ceci est une autre histoire.

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