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Dans son salon aux rideaux fanés,
Commère Henriette, l’âme éveillée,
S’installe au bord de sa table en bois,
Ses pinceaux frémissent, elle y croit.
Le monde est gris, morose, en peine,
Mais dans ses mains, l’espoir se promène.
Un soupir, un trait, une touche légère,
Et les roses naissent dans la lumière.
À côté d’elle, son amie Georgette parle fort, rit et râle,
Commère du quartier, jamais bancale.
Mais sous ses mots, parfois trop crus,
Se cache un cœur tendre, jamais vaincu.
Les voisins disent : « Henriette radote »
Mais elle peint l’amour dans chaque anecdote.
Un pétale crème, un feuillage flou,
Elle repeint la vie, même les jours fous.
Son esprit vagabonde, libre et doux,
Elle voit des licornes dans les trous du houx.
Le monde s’efface sous l’aquarelle,
Et devient poème, doux et rebelle.
Alors que le thé refroidit dans sa tasse,
Henriette rêve, le pinceau trace.
Et dans le silence de l’après-midi des deux amies ,
Le monde reprend couleur, grâce à ces mamies.
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