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La tête dans les nuages bleus, portée par mille choses,
Henriette rêve encore, quand la nuit grandiose
Allume dans le ciel des éclats d’astres roses,
Et que son cœur rajeunit, léger comme l’osmose.
Les idées tourbillonnent, dansent, prennent la pose,
Virevoltent en silence, en fines apothéoses,
Comme des satellites qui, sans la moindre cause,
Glissent autour des mondes où la pensée se pose.
Reste à convaincre Georgette, âme un peu morose,
Que cette trouvaille est vraie, qu’elle n’est pas simple névrose,
Qu’un souffle d’espérance, parfois, métamorphose
La vie en un secret que seule la nuit dépose.
Et peut-être alors, dans l’ombre où tout explose,
Georgette sourira, touchée par quelque chose.
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