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Dans la caverne obscure où règnent les ténèbres,
Georgette et Henriette avancent, la respiration funèbre.
À tâtons dans la nuit, la canne fend le noir,
Tandis qu’Henriette suit, crispée sur le chandail de son amie, sans un espoir.
Des chauves-souris pendent comme des ombres,
Leurs ailes frôlent les murs sombres.
Une lueur vacille au fond de la grotte profonde,
Et guide leurs pas tremblants dans ce dédale immonde.
Soudain, un dragon surgit, gueule grande ouverte,
Elles reculent, le cœur battant, la peur à découvert.
Mais en y regardant mieux, l’effroi se dégonfle en un rien de temps.
Ce n’est qu’un dessin coloré tracé par une main d’enfant.
Elles rient de leur frayeur, de ce piège ingénu,
Car le labyrinthe n’est qu’un jeu, un décor incongru.
Dans ce royaume inventé pour des enfants rêveurs,
Elles avancent désormais, légères, sans peur.
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